POMPEI-AFFICHE-FRANCE-FINALE

Pompéi.
Ma note : 13/20

Ce sont les couloirs du métro qui m’ont fait découvrir l’affiche de Pompéi pour la première fois, et qui m’ont donné l’envie d’aller voir le film. Un film historique, sur un évènement d’une importance capitale et pourtant jamais encore exploité ! L’idée m’a tellement séduite que j’attendais beaucoup de ce film, moi petite latiniste fascinée par cette catastrophe antique.

Pompéi peint la fresque historique de la très célèbre éruption du Vésuve qui eut lieu en 79 après J-C, d’après les dires de Pline le Jeune. Outre ce contexte, le film s’ouvre sur l’histoire de Milo, que l’on suit davantage comme un prétexte meublant le point central du film : la catastrophe naturelle légendaire. Milo a assisté au massacre de son peuple, puis a été fait prisonnier par les Romains. Devenu « Le Celte », un gladiateur de renom, il est emmené à Pompéi où l’occasion de venger son peuple se présente. Il y rencontre Cassia, fille de l’architecte de la ville venue se réfugier chez ses parents après un an passé à Rome à fuir un homme qui la rattrape dans sa ville natale.

Comme je l’ai dit, l’arrière-plan politique est assez peu exploité. L’histoire d’amour dessert le film à mon goût, et vise tout au mieux à lui attribuer une note tragique. J’ai aimé que l’on nous présente les statues de Milo et Cassia, comme si elles existaient vraiment. On ne sait pas d’ailleurs si elles ont réellement été trouvées à Pompéi, ou si les besoins du réalisateur ont encouragé leur création. J’aurais aimé que l’on nous les présente comme une réalité qui aurait été la source d’inspiration du scénario. Pour moi, l’histoire de Milo est un remake peu convaincant de Gladiator : et évidemment, Gladiator surpasse de loin Pompéi. Les personnages se quittent, se retrouvent, puis sont à nouveau séparés, et se voient réunis en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire… Peu réaliste. Et également prévisible. Bon, on s’en doutait en allant voir le film, personne ne quitte Pompéi vivant. Certes. Mais l’américanisation hollywoodienne de cette histoire antique ne leurre personne du côté de l’intrigue politique non plus.
Malgré les carences scénaristiques du côté des dialogues (le beau Kit Harington nous fait saliver avec ses muscles, mais le charme opérerait bien mieux s’il gardait la bouche close…), il faut tout de même valoriser les décors, les effets spéciaux, et surtout la bande originale. La 3D est pleinement justifiée – même si je ne suis pas une grande adepte des lunettes. Un film divertissant, sans la profondeur qu’on pourrait s’attendre à y trouver.

Avec un point bonus pour la bande originale, c’est un 13 que j’attribue à Pompéi. Mention : thème au potentiel malhabilement exploité. Dommage.

La Parisienne

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