51D8G8T4vqLBeautiful Bastard
Christina Lauren
Ma note : 12/20

Depuis la trilogie des 50 nuances, je ne me suis pas replongée dans la lecture de romans érotiques. Et par une heureuse coïncidence, une amie et fidèle lectrice du blog me l’a prêté pour l’été, avec comme mission d’en écrire une critique. La voilà donc !

Mon résumé

Chloé Mills est étudiante en MBA. Stagiaire dévouée et douée, elle entreprend de décrocher son diplôme haut la main pour s’assurer une carrière plus que prometteuse. Tout bascule le jour où elle entame sans le vouloir une liaison avec son boss, cet incroyable beau salaud qu’elle déteste tant. Comment y mettre fin sans laisser de côté tout ce pour quoi elle s’est battue jusqu’alors ?

Mon avis

Pour la qualité du livre, je tiens à souligner l’excellente notation que je lui attribue. Je vous le rappelle, je suis une étudiante en lettres. Quand je lis quelque chose d’aussi mal écrit, je suis sincèrement au bord des larmes, tant je suis dépitée. La qualité de la langue est déplorable, les répétitions systématiques. Même la trame narrative souffre de nombreuses redites. Je sais que nous sommes dans un roman érotique… est-ce une raison pour baiser frénétiquement toutes les vingt pages et dans des positions à chaque fois similaires ? Je ne crois pas. Précision importante : les auteurs (car oui, elles sont deux) sont à l’origine auteurs de fanfictions post Fifty Shades of Grey répandues sur des forums… le succès de leurs histoires leur a permis de se faire éditer. Pas de grande plume, donc.
Blâmons par ailleurs la traduction, qui pénalise d’autant plus ce cauchemar linguistique… je ne doute pas qu’en anglais, « fucking good » rend très bien. Mais en français, « putain de bon », sincèrement ? Si j’avais fait cela en version, cela aurait été éliminatoire, je serais prête à le parier. Est-ce que le traducteur a pris la peine de relire son texte en français, pour voir ? J’en doute. Et que dire de ce langage cru… doit-on obligatoirement utiliser des mots aussi vulgaires pour parler de sexe ? Cela m’étonnerait.

Quant aux personnages… ils souffrent de tellement de clichés. Tout comme la diégèse dans son intégralité, d’ailleurs. Du déjà-vu commercial. Une petite étudiante qui déteste son boss richissime et qui finit par tomber amoureuse de lui. Des scènes d’amour si peu réalistes (dans une cabine d’essayage chez Aubade alors qu’il y a plein de monde dans le magasin ?). Et je ne parle même pas de la facilité avec laquelle les petites culottes semblent s’arracher aux Etats-Unis. Même en essayant bien, j’arrive à garder les miennes des années. Ca ne relève guère plus que du fantasme, de l’irréel. C’est sûrement pour cela que ça marche si bien.

Et pourtant… malgré ces défauts très ciblés, qui s’étendent sur toute l’intrigue, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver ce roman étrangement addictif. J’ai bien aimé le milieu décrit par les auteurs, celui de l’entreprise. Un arrière-plan plus mature qu’un simple roman étudiant.

En conclusion

Un peu facile et rapide, Beautiful Bastard souffre de très nombreux défauts dus à son amateurisme, mais aura au moins l’avantage d’être captivant… une mention tout de même légèrement inférieure à celle de Mr Christian Grey.

La Parisienne

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