19765980.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxLa Planète des singes, les Origines
Ma note : 17/20

J’étais allée voir le premier volet de cette énième adaptation de la Planète des singes au cinéma dès sa sortie en 2011. Et j’avais littéralement adoré ! Avant de me rendre en salle pour la suite, un revisionnage s’imposait.

Mon résumé

Will Rodman est un célèbre scientifique richement financé qui entreprend de trouver une solution à la maladie d’Alzheimer à travers des expériences sur des singes. Lorsque son essai le plus prometteur se retourne contre lui, Will choisit d’élever seul César, un singe recueilli bébé, auquel il va rapidement s’attacher…

Mon avis

La Planète des singes, les Origines, est sûrement pour moi le meilleur de toutes les adaptations de la Planète des singes, et en deux mots comme en cent : j’adore. Je ne saurai me vanter d’avoir lu l’oeuvre de science fiction source, et ne pourrai donc pas me fier à la fidélité de cette adaptation que je jugerai donc par son scénario. Les Origines plante un point de vue inédit sur l’histoire bien connue de la Planète des singes, qui, me semble-t-il, n’avait jamais encore été exploité. La psychologie du personnage de César est pleinement mise en avant, et l’on cherche à s’attarder sur sa sensibilité, sur ses émotions, non pas tant sur sa future tyrannie que sur son comportement humain.

La force de ce film, c’est donc cela : chacun sait le tournant que prendra le scénario, celui de la révolte de César contre Will, et pourtant, il parvient à nous surprendre. César réussit à susciter chez le spectateur la compassion, la compréhension, l’émotion. J’étais triste avec lui, et en colère avec lui. C’est à partir d’une erreur de César (celle de rendre les autres singes intelligents) que les hommes seront réduits en esclavage par les singes. Mais l’intelligence de César n’est-elle pas elle-même une erreur de l’homme ?

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James Franco interprète le rôle du docteur Will à merveilles. Et je ne me lasserai pas de répéter que je suis réellement bluffée par la prestation de César. Oui, il serait temps que je prenne conscience qu’il ne s’agit que d’une fiction : mais la difficulté est telle qu’en visionnant ce film, je serais prête à y croire. Car oui, tout semble plus ou moins crédible. Quelques défauts tout de même : l’accroissement spectaculaire du nombre de singes entre leur libération et la révolte, ainsi que les grossières erreurs commises par les « scientifiques » lors de la scène d’ouverture – attraper un singe intelligent avec une corde, vraiment ?

En conclusion

Malgré ses plans profondément américains, Les Origines parvient à tisser une atmosphère réflexive et émotionnelle qui contribuent à l’inscrire au rang des films que je ne me lasserai pas de revoir.

La Parisienne

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