LesdieuxvoyagenttoujoursLes Dieux voyagent toujours incognito,
Laurent Gounelle
Ma note : 14/20

Reçu en cadeau de la part d’une amie, Les Dieux voyagent toujours incognito faisait partie de ma PAL. Mais il n’y est pas resté très longtemps, car avec ma copinaute Kimysmile, nous avons décidé de faire une lecture commune pour l’en sortir ! Voici le bilan.

Mon résumé

Alan Greenmore est un Américain né d’une mère française et s’étant installé récemment à Paris. Un soir, décidant que plus rien ne le raccroche à la vie, il choisit de sauter du haut de la Tour Eiffel. C’est alors qu’un sombre inconnu intervient et lui propose de l’aider en échange d’un engagement à suivre chacune de ses consignes… A vie.

Mon avis

Tout d’abord, Alan est un personnage qui n’a pas réussi à attirer ma sympathie. Je n’ai pas aimé le monde dans lequel il évoluait, cet univers froid, vorace, et très hermétique que celui des ressources humaines et surtout, de la Bourse. Ce n’est absolument pas un monde qui m’attire, et certains passages m’ont quelque peu rebutée. Alan en lui-même n’est pas très ouvert, ni sociable. Je n’ai partagé avec lui aucun trait de caractère notable, ce qui fait que je ne me suis absolument pas identifiée à lui. J’ai parfois même trouvé ses réactions antipathiques. Je n’ai pas toujours compris son absence de réaction, d’affirmation, de rébellion.
J’ai également trouvé la mise en place très longue. Ce n’est qu’à partir de la moitié du roman qu’on entre pleinement dans l’action, et que le « suspense » commence à titiller le lecteur. Un vague indice de la fausse identité d’Yves Dubreuil est balancé dans la première moitié, mais n’est pleinement exploité que dans la seconde partie, c’est d’ailleurs pourquoi je l’ai trouvée plus intéressante. Cela m’a donc donné l’impression d’un rythme bancal. C’est également à partir de la deuxième partie que les chapitres s’enchaînent beaucoup plus rapidement : étant plus courts, ils se lisent beaucoup plus vite.

J’ai plutôt bien aimé les méthodes de Dubreuil, et c’est finalement le personnage qui m’a le plus plu. Sa façon d’aider Alan à aller mieux est radicale, mais elle fait réfléchir sur notre comportement quotidien. Les considérations sur le monde de l’entreprise portent également le lecteur à s’interroger.

La véritable intrigue du roman tourne autour d’Yves Dubreuil et de son identité. L’enjeu n’est pas tant de découvrir comment Alan va s’en sortir que de percer les mystères qui planent autour de son mystérieux protecteur. L’enquête menée par Alan m’a plue, ce sont les seuls moments où j’ai véritablement été en phase avec lui, où j’ai eu envie d’en découvrir davantage, de ne plus lâcher le livre.
Certains détails m’ont paru superflus (comme la présence mystérieuse de la jeune femme nue), d’autres ont manqué d’être creusés (l’histoire avec Lacan, l’homme aux mocassins aussi vite démasqué qu’il est évoqué, ou encore l’enquête menée par le contrôleur SNCF vite avortée). J’aurais aimé en découvrir davantage sur Audrey et sur Alice, qui ne sont finalement que des accessoires de l’action, là où elles auraient pu jouer un rôle d’une toute autre ampleur. J’aurais aimé que l’auteur nous mène davantage sur une fausse piste, et nous induise en erreur quant aux intentions de Dubreuil. J’aurais aimé que l’on me fasse croire que Dubreuil était mal intentionné, pour progressivement découvrir le pot aux roses. Finalement, j’ai été surprise tout en ne l’étant pas par ce dénouement. L’on s’attend évidemment à une révélation sur Dubreuil, mais elle est presque trop facile.

En conclusion

Les Dieux voyagent toujours incognito fut une bonne lecture, mais j’en ressors déçue, avec un sentiment d’inachèvement. J’aurais aimé être davantage manipulée dans une intrigue à suspense, ou plus amenée à réfléchir sur la portée philosophique du roman.

Je vous invite à rendre visite à Kimy pour découvrir son avis très prochainement :)

La Parisienne

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