l_innocence_des_bourreaux.
L’Innocence des bourreaux
,
Barbara Abel
Ma note : 13/20

C’était en lisant la chronique de My Pretty Books que m’était venue l’envie de découvrir Barbara Abel à travers son dernier titre, l’Innocence des bourreaux. Le résumé présageait une intrigue peu ordinaire qui me rendait vraiment curieuse du contenu du roman. Merci aux éditions Belfond pour cette lecture !

Mon résumé

Un couple adultère, une vieille dame avec son aide ménagère, une jeune maman, une quarantenaire qui vient de punir son fils de 15 ans, et un caissier. Toutes ces personnes ordinaires vont vivre l’horreur le temps d’une journée, en se retrouvant les otages d’un braquage perpétré par un jeune drogué en manque.

Mon avis

Le point de départ de l’histoire de Barbara Abel est simple : des gens ordinaires, comme vous et moi, se retrouvent acteurs d’un drame qui les dépasse. Une intrigue qui n’est pas sans nous rappeler de récents évènements survenus en France. J’ai beaucoup aimé chacun des personnages qui ne sont en réalité que des gens que nous croisons tous les jours dans la rue. Des gens normaux, banals, dont l’existence va être témoin d’évènements tragiques.

L’ambition de l’auteure est simple, et clairement énoncée dès le titre : Barbara Abel explore les frontières entre innocence et culpabilité, et s’interroge sur ce qui peut transformer des victimes en coupables, ou faire basculer le rôle des coupables en celui de victimes.
J’ai réellement apprécié que les personnages, tout comme leurs actions, ne soient ni blanches, ni noires. Qu’il y ait une part de bourreaux en chacun d’entre eux. Qu’ils aient tous leurs défauts, et leur passé, qui peut renverser la situation. J’ai également été surprise par chacune des révélations que l’on apprend au compte-goutte, ce qui est constitue l’un des points forts de ma lecture.

Le début de l’histoire est très prenant, nous sommes très rapidement tenus en haleine par le braquage qui ne tarde pas à tourner mal. Dès lors, les choses s’enchaînent sans que personne ne parvienne à maîtriser la situation. Cependant, une fois ce huis-clos malsain passé, dès lors que la fuite commence, j’ai trouvé que le roman s’essoufflait un peu.
(Attention paragraphe spoil) : je n’ai pas très bien compris l’intérêt pour Aline et Théo d’emmener Germaine dans leur fuite. Il était évident qu’elle serait la source de leurs problèmes. De plus, je n’ai pas non plus apprécié le dénouement qui n’était pas vraiment à la hauteur de la tension des premières pages.

Pour autant, je me dois de souligner l’excellente qualité de la plume de Barbara Abel : un réel plaisir à lire. Les pages se tournent sans qu’on les voit passer, et c’est d’ailleurs ce qui me fait dire que je renouvellerai très certainement l’expérience avec cette auteure.

En conclusion

Un roman tout en tension qui, après un excellent démarrage, s’essouffle dans un dénouement plat et décevant. Une belle fresque de personnages, qui explore la frontière floue entre victimes et bourreaux, innocence et culpabilité. Un bon thriller qui m’aura laissée sur ma fin.

La Parisienne

Publicités