9782877068635FSLa Vérité sur l’Affaire Harry Québert,
Joël Dicker
Ma note : 16/20

En voilà, un titre dont j’ai beaucoup entendu parler ! C’est l’avis de ma meilleure amie qui m’a convaincue de l’acheter. Vous le savez maintenant, je suis vraiment très curieuse, surtout lorsqu’un livre fait autant parler de lui. Mais j’en suis également très méfiante, tant j’ai peur d’être déçue… Verdict ?

Mon résumé

Marcus Goldman, écrivain dont la renommée n’est plus à faire, fait face à la panne de l’écrivain et vient rendre visite à son ami Harry Quebert, l’homme à qui il doit son succès, dans la petite ville d’Aurora. Rapidement, une affaire est mise au jour : celle de la disparition de Nola, une jeune fille de 15 ans, dont le corps est retrouvé enterré dans le jardin de Harry trente-trois ans plus tard. Afin de sauver son ami, Marcus décide de tirer cette affaire au clair…

Mon avis

Un policier. Rien de plus qu’un livre policier. Voici ce que je me suis dit pendant plus de 500 pages, sur les 854 que contient ce roman. Et je dois admettre que j’étais un peu déçue, bien que tenue en haleine par la plume fluide et addictive de l’auteur. Certes, il y a des rebondissements, les accusations tombent et les suspects se multiplient. Mais rien de révolutionnaire dans le genre. Voilà ce qui m’a gênée dans cette lecture, ce que je redoutais tant. J’avais tant entendu d’éloges, que j’en étais venue à trop en attendre de ce titre.

Les personnages sont complexes, plutôt bien travaillés. Leurs actions, leur psychologie, rien n’est laissé au hasard. Il faut une main de maître et un esprit très organisé pour écrire un tel roman, tant les évènements et les découvertes s’enchevêtrent subtilement, sans que le lecteur ne voit rien venir, jusqu’à la toute fin, jusqu’à la révélation qui n’a lieu que lors des toutes dernières pages.
Marcus, dès le début, peut paraître détestable. Harry, lui, attire la sympathie. Et Joël Dicker parvient à si bien travailler ses personnages que la tendance s’inverse lorsque l’on referme le roman. N’est-ce pas génial ?
Cependant, j’émets une énorme réserve quant au personnage de l’éditeur, dont le portrait est plus que stéréotypé. Je travaille dans ce milieu, et j’ai vraiment détesté que le personnage ne soit perçu qu’à travers le prisme de l’appât du gain. Il semblerait que chacune de ses actions soit mesurée par le buzz et l’argent ! Pourtant, je vous assure, il existe bel et bien des gens passionnés qui pratiquent ce métier pour le plaisir et la beauté des mots…

Je dois avouer que je n’ai absolument rien vu venir de la fin. On pourra soi-même disculper des suspects, mais de là à identifier les coupables, c’est impossible. Quel génie de se faire mener en bateau si facilement ! Un dénouement magistral, voilà ce que je me suis dit, le sourire aux lèvres, lorsque j’ai refermé ce livre.

En conclusion

Une enquête policière banale au premier abord mais qui regorge de rebondissements entremêlés. Rien de révolutionnaire, mais une fin magistrale qui vous laissera figé de stupeur. A lire !

La Parisienne

« Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l’effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé. »

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