La_mer_en_hiver__c1_largeLa Mer en hiver,
Susanna Kearsley

La Mer en hiver a été élu « roman préféré des lectrices Charleston 2014 », encore meilleur que La Colline aux esclaves ou Fleurs sauvages, les deux romances historiques Charleston que j’avais adorées cette année. J’avais donc de très fortes attentes quant à ce titre, et tellement peur d’être déçue que j’ai mis très longtemps avant de le sortir de ma PAL… Merci à l’équipe Charleston pour leur patience qui aura été récompensée, car je vous le dis tout de suite : cette mention est largement méritée selon moi, et je la partage qui plus est ! :)

Mon résumé

Carrie est écrivain, elle écrit des romances historiques. Pour les besoins de son nouveau roman, elle se rend en Ecosse, pour rendre visite à son agent… Sur la route, elle est étrangement attirée par un château ancien dont une forte histoire se dégage. Pour répondre à cet appel, elle décide d’emménager. En parallèle, l’histoire de Sophia, son ancêtre, prend forme, une forme très semblable à la réalité des faits…

Mon avis

La Mer en hiver, c’est une si belle romance historique qu’elle nous propose deux intrigues pour le prix d’une. D’un côté, il y a Carrie, qui de nos jours visite l’Ecosse, se sentant irrésistiblement attirée par un château qu’elle n’a jamais vu de sa vie. De l’autre, il y a Sophia, cette ancêtre dont Carrie romance la vie, qui évolue au coeur d’une intrigue politique, entre la Reine Anne, unioniste, et le roi Jacques, indépendantiste. Deux protagonistes fortes pour un seul et même roman. Très rapidement, Carrie va se rendre compte que ce qu’elle écrit au sujet de Sophia lui laisse une étrange sensation de réalité. En se documentant, elle ne tardera pas à s’apercevoir que chaque détail qu’elle pense inventer s’est en réalité bel et bien déroulé comme tel.

L’Ecosse est un pays que je connais mal, son histoire m’est encore plus inconnue. C’est pourquoi j’ai réellement adoré en apprendre davantage sur une intrigue politique dont j’ignorais l’existence. Si l’histoire de Carrie m’a beaucoup plu, notamment en raison du mystère qui semble entourer sa mémoire, c’est davantage Sophia qui m’a tenue en haleine. C’est Sophia qui m’a fait passer par toute une palette d’émotions et qui m’a empêchée de reposer ce livre, m’imposant de l’ouvrir dès qu’un petit moment s’offrait à moi.

Il n’y a pas de facilités dans cette histoire. Il y a des drames, des dilemmes, des silences, et parfois même des scènes qui vous feront rire. Carrie tombe rapidement sous le charme d’un certain Graham, fils de son propriétaire, alors que Stuart, son frère, lui fait la cour. Sophia, quant à elle, doit faire face à toute la violence qui régit son passé (la mort de ses proches, la disparition, l’absence, la peur, la perte). Ce sont toutes ces nuances, chacune de ces difficultés qui ont à leur façon joué avec mes émotions.

Je me suis beaucoup attachée au processus d’écriture que nous décrit Carrie. Etonnant comme des personnages peuvent se montrer aussi pressants, aussi bavards, surtout lorsqu’on les pense sortis de notre imagination, alors qu’ils ont une consistance bien réelle dans le passé…
Le dénouement de l’histoire de Sophia m’a fait sourire. Je n’en ai même pas été surprise, tant son destin ne pouvait se terminer autrement. C’est un personnage que j’ai trouvé fort, marquant, discret mais inspirant. Malgré son silence, elle sait très bien tenir son rôle sans que personne ne lui dicte un comportement.

Quelques jours après avoir refermé les dernières pages de ce livre, je garde encore le souvenir de ma lecture passée avec Carrie et Sophia. Aussi étrange que cela puisse paraître, ces deux personnages me manquent, car j’ai la ferme impression d’avoir partagé un petit bout de mon chemin en leur compagnie. Un fait suffisamment rare et éloquent pour être souligné !

En conclusion

Un roman que j’ai longtemps laissé de côté par peur d’être déçue, et qui m’a en fin de compte ravie, comme je n’osais l’espérer ! Une magnifique histoire alliant une jolie fable sur la mémoire génétique, une romance contemporaine, et une intrigue politique sur fond historique. En bref : du très bon Charleston, comme je l’aime, et que je recommande !

6 Je recommande

La Parisienne

PS : Oui, je sais, je suis sévère… J’aurais pu le classer en « inoubliable », mais il y en a tellement peu dans cette catégorie qu’ils se comptent sur le doigt d’une main… et je suis sûre que l’excellence de La Mer en hiver peut encore être dépassée !! (exigeante je suis)

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