1540-1Les derniers jours de Rabbit Hayes,
Anna McPartlin

Les derniers jours de Rabbit Hayes est un roman publié au Cherche Midi en février prochain, et qui m’a été proposé en service de presse. Si j’ai moins aimé que Amelia (qui m’avait de même été proposé en lecture spontanée), j’ai tout de même été touchée par l’histoire et les personnages de ce roman, et je remercie le Cherche-Midi pour cette lecture !

Mon résumé

Rabbit Hayes va mourir. Après avoir vaincu le cancer et perdu son sein gauche, puis le droit, des métastases se sont répandu et le cancer s’est généralisé. Pourtant Rabbit ne veut pas partir et abandonner ses parents, sa soeur, son frère, et surtout sa fille, Juliet.

Mon avis

Les derniers jours de Rabbit Hayes, c’est l’histoire des jours qui précédent la mort inéluctable de Rabbit, atteinte d’un cancer généralisé, mais surtout, c’est l’histoire de l’acceptation progressive de sa mort par ses proches. Tour à tour, chacun prend la parole : Molly, Jack, Davey, Grace, Juliet, Marjorie, et même Johnny, son premier amour disparu…
Entre les moments de conscience de Rabbit, s’interpose la voix du passé, l’histoire de Johnny qui a lui aussi succombé à une maladie grave a à peine 20 ans.

Ici, tout est écrit d’avance. La protagoniste va mourir, et même si l’espoir n’a pas lâché ses proches, l’issue ne sera pas favorable pour Rabbit. Ce que l’on nous raconte, c’est l’organisation de son départ, de ses obsèques, la prise en charge de sa fille Juliet. Le dialogue est bien entendu difficile, personne ne pouvant croire à la mort pourtant certaine de Rabbit. Au fil des pages, l’on comprend comment chacun gère sa douleur : le déni, la colère, la fuite.

Les personnages que j’ai beaucoup aimés sont la meilleure amie de Rabbit et son premier amour. Marjorie est pleine de vie, elle est la seule à affronter la maladie de Rabbit, à la soutenir, à la faire rire, à ne jamais fuir. Elle est solaire, un peu perdue dans sa vie, prisonnière, mais elle est pourtant l’amie parfaite donc chacun rêverait en un tel moment.
A travers Johnny, l’on ressent toute l’admiration, la passion, l’amour de Rabbit. Johnny, le seul, l’unique, le beau, le grand. Un personnage merveilleux qui vit pour la musique, et qui est loin de mériter son destin. Comme un préquelle de l’histoire de Rabbit elle-même… 

Et puis, il y a toutes ces discussions à propos de la religion. Rabbit est une fervente athée entourée de catholiques : une mère qui baptisera sa petite-fille de force et qui donnera l’extrême onction à Rabbit dans son sommeil s’il le faut, un Johnny si rattaché à la possibilité d’un miracle et l’existence de l’au-delà. A l’approche de la mort, pourtant, à aucun moment Rabbit ne trahira ses croyances, sa conviction de l’inexistence d’un Dieu qui sèmerait la maladie sur terre. Et pourtant, la fin est belle et laisse entrevoir un espoir…

C’est une histoire touchante. Triste. Qui n’est pas à prendre à la légère, qui vous donnera envie de vivre, et de pleurer parfois aussi. C’est une belle histoire qui mérite d’être lue.

En conclusion

Voilà une histoire douloureuse qui parle de la mort, de la maladie, de la religion. Une histoire comme il en existe malheureusement beaucoup trop autour de nous. Une belle histoire avec des personnages marquants qui ne vous laissera pas insensible.

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La Parisienne

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