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Anna Todd

Qui parmi vous a réellement pu échapper à la vague After ? Anna Todd a tellement fait parler d’elle avec cette publication issue de Wattpad, qu’il m’était vraiment impossible de passer à côté. J’ai pris mon temps avant d’ouvrir la saga, histoire de me détacher des avis que j’avais lus, et d’être la plus objective possible sur mes impressions. Je ne vous fais pas attendre plus longtemps !

Le résumé

Tessa est une fille gentille avec un adorable petit ami, Noah. Elle est décidée, ambitieuse et sa mère veille à ce que cela continue. Mais elle vient à peine de s’installer dans son dortoir d’étudiante qu’elle se heurte à Hardin. Avec ses cheveux châtains ébouriffés, son p… d’accent anglais, ses tatouages et son piercing sur la lèvre, Hardin est vraiment mignon et tellement différent des garçons qu’elle connaît. Mais il est aussi grossier, voire violent et Tessa devrait donc le détester… Ce qu’elle fait jusqu’au jour où elle se retrouve seule avec lui. Quelque chose du caractère sombre d’Hardin l’attire et leur baiser fait naître en elle une passion jusqu’alors inconnue. Il lui dit qu’elle est belle, qu’il n’est pas un garçon pour elle et il disparait, et ce à plusieurs reprises. Malgré la façon dont il la traite, Tessa va chercher au plus profond d’Hardin et derrière ses mensonges qui il est réellement. Plus il la repousse et plus Tessa sera entraînée plus près du gouffre. Tessa a déjà un petit ami parfait. Alors pourquoi fait-elle tant d’efforts pour surmonter sa fierté blessée et les ravages qu’Hardin fait à de belles filles comme elle ? À moins que… ce ne soit ça l’amour ?

Mon avis

Récemment, j’ai participé à une conférence où Anna Todd s’exprimait sur la publication de son nouveau roman, Before, qui retrace l’histoire d’After du point de vue d’Hardin. Quand elle a été interrogée sur les critiques qu’elle recevait sur son roman jugé commercial, Anna a dit quelque chose que j’ai trouvé très juste. Quelque chose qui disait, en somme, qu’elle avait pris du plaisir à écrire, qu’elle était ravie que des gens aient plaisir à la lire, et qu’elle n’était pas là pour devenir la nouvelle Jane Austen. Car après tout, quel mal y a-t-il à inciter les gens à lire, même si ce n’est pas de la grande littérature ? Chacun est libre de lire ce dont il a envie ! Surtout si la lecture est un plaisir malgré une histoire qui contient son lot de défauts…

C’est dans cet état d’esprit que j’ai ouvert After, et que j’y ai fait la rencontre de Tessa et Hardin. Pour être honnête, je me suis tout de suite dit que j’étais faible. Que j’étais un mouton. Que j’étais comme tout le monde. Parce que non seulement j’ai lu After, mais en plus, comme la plupart des lectrices, je l’ai bien aimé. Un peu comme avec Cinquante Nuances, c’est le genre de trucs dont je n’étais pas trop fière. Il faut aussi dire que je suis très curieuse, et que je ne supporte pas d’entendre parler d’un livre que je n’ai pas lu. Et puis après, je me suis dit… mais quel mal y a-t-il à cela, franchement ? Oui, j’ai fait une khâgne ! J’ai même été étudiante en lettres à la Sorbonne ! J’ai soutenu un mémoire sur les Liaisons Dangereuses qui m’a valu les félicitations du jury, et pourtant, OUI, je lis After, et je prends beaucoup de plaisir à découvrir cette histoire ! Et j’ai le droit, non ? Pas besoin de me justifier !

En ouvrant After, on sait ce qu’on attend, on sait ce qu’on va y trouver. Ce que l’on cherche, c’est une romance, une histoire d’amour fantasmée qui va nous rendre fou, que l’on aura du mal à croire crédible, mais c’est exactement pour cela qu’on tourne les premières pages. C’est en cela que je trouve un peu hypocrites les critiques extrêmement négatives qui jugent la qualité de l’écriture médiocre, le style pauvre ou l’intrigue peu creusée… En ouvrant un livre, on conclut une sorte de pacte avec l’auteur. Un pacte que l’on signe et qui atteste que l’on cherchera à y croire, qu’on s’apprête à jouer le jeu. Et selon moi, les détracteurs féroces de ce livre n’ont pas respecté leur part du contrat. (je suis un peu sévère là, non ?)

Ce que j’ai aimé, c’est la proximité que l’on ressent d’emblée avec Tessa. Elle m’a beaucoup fait penser à moi, débarquant au lycée, à la fac, tentant de m’intégrer, ne me sentant pas vraiment à ma place. Et puis, il y a Hardin. Tout ce qui se passe entre eux est incroyablement roccambolesque. Mais là encore, je me souviens des paroles d’Anna, qui disait à peu près ceci : quand nous rencontrons l’amour, il nous arrive de nous disputer. Et il est rare que ce ne soit qu’une fois ! C’est aussi ça, l’amour, au quotidien : se disputer, s’engueuler, se réconcilier, se pardonner. Dans une relation, il faut accepter les disputes, il n’y en aura pas qu’une seule ! Et c’est plutôt juste, vous ne trouvez pas ?
Bon, certes, Tessa et Hardin poussent le phénomène un peu loin. Ils se disputent (un peu) trop souvent, ça doit être épuisant. Et je n’ai lu que le premier tome ! Mais dieu que leur histoire est addictive… Je n’ai pas pu m’empêcher de dévorer les pages. Les chapitres sont très courts et se lisent vraiment très vite, on ne voit pas le temps passer. 

Hardin a tout du bad boy qui fait fantasmer ces dames. Un brin torturé, il a clairement des problèmes relationnels et sentimentaux. On voit tout ce qu’il nous cache, à travers le point de vue de Tessa, qui elle aussi pressent les choses, même si elle refuse souvent de l’admettre. C’est un poil agaçant, par moment, mais après tout… je sais que je suis pareille, alors je lui pardonne. Ils sont terriblement frustrants, tous les deux, mais ils s’aiment comme pas permis ! Ils m’ont vraiment rendue dingue.
Et puis, pile au moment où je commençais à me lasser… il y a cette FIN ! Non mais ? Sérieusement ! Quelle fin géniale ! Je l’ai adorée, elle est parfaite, elle m’a vraiment laissé en plan, et je ne m’y attendais absolument pas. Alors oui, je lirai la suite. Mais pas tout de suite.

En conclusion

Une lecture qui comporte son lot de défauts, mais qui est étrangement très addictive. J’ai bien aimé découvrir l’univers de Tessa et Hardin ! Ils m’ont agacée, ils m’ont rendue folle, mais c’était un bon moment qui m’a permis de m’échapper de la réalité et de partager une autre existence idyllique à travers des personnages inventés. Contre toute attente, j’ai aimé, je lirai la suite, et je le revendique.

4 Agréable à lire

La Parisienne

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