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Alexandre Dumas fils

Voici le premier classique dont je vais parler sur le blog. Et c’est bien parce qu’il ne s’agit pas d’un exercice facile que je ne souhaitais pas aborder cette catégorie d’ouvrages lors de la création de Carnet Parisien. Qui suis-je pour juger une oeuvre dont la postérité a déjà construit la réputation ? Mais après tout, je ne suis pas là pour juger… simplement pour vous livrer mes impressions de lectures. Alors… Here I am !

Le résumé

Armand et Marguerite vivent un amour immense qui survit à tous les obstacles et à toutes les tromperies. Le père d’Armand interdit cet amour inconvenant. Mais rien n’aura empêché le bonheur d’aimer, la virginité retrouvée, l’argent et les conventions dédaignés. L’amour véritable, c’était pour Marguerite l’espoir, le rêve et le pardon de sa vie. Tout lui fut donné, mais à quel prix !

Mon avis

Je crois que cela fait trois ans que je n’ai pas ouvert un classique, c’est-à-dire depuis que j’ai été diplômée d’une licence de lettres. Bon. Je vous avoue que j’ai un peu honte, et que je suis infiniment reconnaissante à Bénédicte d’avoir pallié ce manque grâce à notre swap.

Cette oeuvre est bien connue pour retracer l’une des plus belles histoires d’amour de notre patrimoine littéraire. Et c’est non sans appréhension que je m’étais lancée dans cette lecture, tant j’en avais entendu du bien. A présent que j’ai lu, et aimé La Dame aux Camélias, j’ai bien du mal à vous en parler !

La narration s’effectue à travers une mise en abîme : le narrateur initial laisse progressivement la parole à Armand, qui lui livre son histoire depuis sa rencontre avec Marguerite. C’est un procédé astucieux que j’ai beaucoup aimé : puisque c’est le protagoniste qui prend la parole, l’on se sent d’emblée plus proche de lui, et l’on partage bien vite les sentiments qui le traversent. Son amour, sa passion, sa tristesse, son désespoir sont les nôtres à mesure que progresse le récit dont on connaît l’inévitable fin dès le départ.

J’ai aimé ce récit à rebours, ce suspense qui n’en est pas vraiment un qui nous amène à nous interroger sur ce qui a bien pu séparer les routes d’Armand et de Marguerite. Tout au long du récit, l’ombre de la tragédie et du drame plane sur nos deux amants. Il n’est pas difficile de deviner les raisons de cette rupture, et ce n’en est pas moins prenant de reconstituer le poids des moeurs dans une époque qui parvient à séparer deux êtres qui s’aiment… Les choses ont-elles vraiment évolué depuis ? C’est une autre question !

En conclusion

Il était bien temps de me reprendre en main et de me réconcilier avec les classiques. Pour cela, La Dame aux Camélias fut une lecture enchanteresse. Une très belle histoire d’amour, tragique, qui ne pourra laisser personne indifférent !

6 Je recommande

La Parisienne

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