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On regrettera plus tard,
Agnès Ledig

Qui n’a encore jamais entendu parler d’Agnès Ledig ? Ses trois premiers romans sont dans ma liste d’envies depuis un bon moment déjà. Lorsque les éditions Albin Michel m’a proposé de lire On regrettera plus tard, son dernier titre, je n’ai pas hésité une seule seconde : j’avais hâte de découvrir l’auteure.

Le résumé

Valentine, une institutrice dans un village des Vosges, voit sa vie bouleversée par l’arrivée d’une fille fiévreuse, Anna, et de son père Eric, meurtri par la mort de sa femme. Au-delà de l’hébergement, elle leur ouvre son coeur.

Mon avis

Le style d’Agnès Ledig est de ceux qui me plaisent dès la première ligne. J’aime cette simplicité qui m’a rappelée Angélique Barbérat ou Agnès Martin-Lugand, je ne vous apprends rien en vous disant cela. Parfois, la simplicité est aussi soignée que la sophistication… et moi, elle me touche bien davantage.

Nous faisons donc face à Valentine, une jeune institutrice qui a du mal à s’attacher aux gens, et à Eric, le papa d’Anna-Nina qui n’arrive pas à se remettre de la mort de son épouse. En parallèle, nous suivons aussi les moments cruciaux de la vie de Susanne, pendant la seconde guerre mondiale, torturée pour garder le silence et sauver son homme.
Ce roman aborde donc plusieurs sujets qui jalonnent nos vies : celui de la reconstruction, de l’apprentissage, de la différence. Il y est également question d’enseignement : quelle est la meilleure façon d’apprendre pour une enfant ? Comment s’ouvrir au monde ? Les contraintes de cette institution sont-elles réellement efficaces ? Dans cet aspect du roman, l’auteure questionne la sociabilité de l’enfant, l’ouverture à l’autre, et prend en compte les différents apports de l’école sur la construction d’une personnalité.

J’ai beaucoup aimé la relation qui existe entre Valentine et Gaël. Leur amitié est touchante, authentique, même si à la fin, leurs justifications me semblaient un peu répétitives. Mon seul bémol repose sur l’histoire entre Gaël et sa Stéphanie… car je n’ai trouvé qu’elle apportait beaucoup au roman, si ce n’est, une fois de plus, renforcer le lien entre les deux personnages.

Ce que j’ai aimé avec ce roman, avec le style d’Agnès Ledig, c’est à la fois le quotidien dont il recèle et la façon dont les choses sont abordées. Le ton n’est jamais moralisateur, on y suit des scènes de vie. C’est exactement ce que j’aime : des personnages attachants, bien construits dans leur psychologie, et qui feront nécessairement écho à des personnes de votre entourage. De la bienveillance, et une confiance en l’avenir telle que la fin n’a pas besoin de nous être dévoilée pour qu’on la devine, pour que l’on se l’invente soi-même.

En conclusion

Je retrouverai incontestablement la poésie de la plume d’Agnès Ledig, puisqu’après m’y être familiarisée avec On regrettera plus tard, je me suis empressée de commander Juste avant le bonheur grâce à un bon cadeau qui traînait dans ma boîte mail :). C’est une très jolie histoire touchante que je vous recommande ! En tout cas, moi, j’ai vraiment hâte d’être au Salon du Livre pour pouvoir rencontrer cette auteure <3

6 Je recommande

La Parisienne

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