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C’est où, le Nord ?
Sarah Maeght

Voici probablement la parution du mois d’avril qui me donnait le plus envie. Et d’ailleurs, aussitôt reçue, aussitôt lue ! Je remercie les éditions Albin Michel pour cet envoi, ainsi que ma copine Pretty Books qui m’a accompagnée au cours de cette lecture que nous avons partagée ensemble <3

Le résumé

« Si vous commencez le roman de Sarah Maeght, vous ne le lâcherez plus… Ses phrases galopent, ses mots crépitent. Elle raconte avec rage et pleine d’espoir le quotidien d’une prof, les errances d’une fille de vingt-quatre ans qui ne sait pas très bien où elle va. C’est où, le nord ? Elle l’ignore. Mais elle y va gaiement.
C’est le portrait d’une génération, une photographie de la France d’aujourd’hui, un verre de grenadine avec trois doigts de désespoir et quelques substances interdites. Les jeunes s’y retrouveront, les parents qui se posent des questions aussi. Des romans comme celui-là, on les ouvre et on reste planté à tourner les pages, la langue pendante…
Sarah Maeght n’a pas peur de l’émotion, elle ne triche pas, et c’est pour ça que vous allez l’adorer ! » Katherine Pancol

Mon avis

J’ai tout de suite été emballée par la jolie couverture de ce roman : la photographie est parlante et pleine de fraîcheur, l’arrière-plan m’a fait penser à ces plages du Nord avec les fêtes de cerfs-volants, et j’adore la typo ! Le titre quant à lui, comme le résumé, me promettait une plongée dans le Nord, ce qui m’a tout de suite beaucoup parlé, puisque je suis moi-même originaire du Nord de la France. Bref, ce roman avait tout pour me plaire, et je ne me suis pas trompée en me fiant à ce sentiment.

J’ai été saisie dès les premières pages par ma ressemblance avec Ella, l’héroïne de ce roman : comme elle, je viens du Nord et je travaille à Paris. J’ai 23 ans, Ella 24. J’ai moi aussi fait des études littéraires, j’ai envisagé un moment de devenir professeure de français. Ma grand-mère est sur Facebook. J’ai vécu une histoire amoureuse semblable à la sienne (du moins dans la première moitié du roman). Et comme Ella, je me suis sentie si seule, après…
D’emblée, donc, je me suis énormément attachée à Ella. Mais pas seulement à elle, par son caractère très semblable au mien : mais également aux mots de Sarah Maeght.

J’ai retrouvé dans la plume de cette auteure un style entre la simplicité et l’élégance qui me plaît énormément dans la littérature contemporaine : je pourrai citer, à titre comparatif, Agnès Martin-Lugand ou Agnès Ledig, deux auteures qui ont su me toucher de la même façon. Il y a de ça chez Sarah Maeght.

Ce premier roman est un roman d’apprentissage, dans lequel Ella poursuit un chemin initiatique. Même si elle semble seule, elle ne l’est pas : Klaus, son poisson rouge, l’accompagne (ne sous-estimez pas son rôle, il est fondamental, et je l’ai adoré !), et puis il y a Lou, et Théo. Ce Théo totalement déjanté.
A travers cela, il y a également le petit mystère des santons qui plane, et qui m’a évidemment rappelé les Oubliés du dimanche (d’ailleurs, dans les dernières pages, Ella évoque le « secret du dimanche », joli clin d’oeil probablement involontaire à ce roman que j’ai suradoré, et également publié chez Albin Michel).

J’ai tout de même été dérangée par la tournure des événements : Ella, en suivant ses envies, ses désirs, s’est révélée influençable, à un tel point que je ne me suis plus du tout reconnue en elle quand survient Cléo, et encore moins au moment de sa présentation à ses amies lors d’une soirée. Je n’ai pas très bien compris le sens de ce moment, et j’ai trouvé que l’auteure s’était un peu perdue avec cette aventure. Ella expérimente, elle s’écoute, elle tente, et elle se découvre. Mais était-elle nécessairement obligée de passer par là ? J’aurais préféré qu’elle s’épanche sur sa douleur, sur ses sentiments, mais ça… ça n’est propre qu’à moi !
J’aurais peut-être aimé que l’histoire prenne également plus son temps, qu’elle dure plus longtemps. Tout cela est passé trop vite !

En conclusion

C’est où, le Nord ? est un roman que j’ai beaucoup aimé, parce qu’il a fait écho à ma vie personnelle, et parce qu’il contenait ce petit truc qui fait chavirer mon coeur. Un immense merci aux éditions Albin Michel qui publient de si beaux premiers romans <3 car une chose est sûre : je serai au rendez-vous pour les prochains écrits de l’auteure, qui est assurément à suivre !

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