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Trois jours et une vie,
Pierre Lemaître

J’ai rencontré le nom de Pierre Lemaître en 2014, comme beaucoup d’entre vous je pense, lorsque son ouvrage Au revoir là-haut a été récompensé du Prix Goncourt. Lorsque j’ai lu le résumé de Trois jours et une vie dans le programme des éditions Albin Michel, j’ai eu envie de découvrir la plume de cet auteur qui lui avait valu son prix. Un grand merci pour cette lecture.

Le résumé

A la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abbatit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt. Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir. Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien…

Mon avis

Je me suis lancée dans Trois jours et une vie avec une pointe d’appréhension, car je sortais d’une lecture que j’avais beaucoup aimée, Ne pars pas sans moi, et qui abordait le même sujet : la disparition d’un enfant. Les couvertures étaient également très similaires. Pourtant, dès les premières pages, j’ai su que ces histoires ne seraient pas les mêmes. Dans Ne pars pas sans moi, c’est l’ignorance du sort de l’enfant qui nous fait tourner les pages. Ici, nous sommes très rapidement fixés : le petit Rémi est mort, et nous savons d’emblée qui est son assassin, et dans quelles circonstances il l’a tué.

La toile de fond de cette disparition (ou plutôt de ce meurtre) est celle de la tempête qui a ravagé la France en 1999 : un contexte intéressant et peu abordé en littérature, à ma connaissance. C’était en tout cas le premier livre que je lisais qui abordait un peu ce sujet. Néanmoins, cette tempête est loin d’être un élément important du récit, c’est tout au plus un fait historique qui est exploité pour justifier le tournant que prend l’histoire à un moment donné.

J’ai traversé ce roman avec un sentiment d’attente et d’indifférence, duquel je ne suis pas sortie. J’ai trouvé tout le fil plutôt plat, jamais mon coeur ne s’est soulevé, jamais je ne me suis demandée vraiment où j’allais être emmenée. Je suis allée, dans cette lecture, d’un point A à un point B, mais je n’ai pris aucun plaisir à emprunter ce chemin.
Je ne me suis de même pas trop attachée aux personnages, j’ai détesté la lâcheté d’Antoine. Et cette façon qu’il a de passer à côté de sa vie m’a profondément agacée. Comment peut-il laisser sa peur guider son destin ? Comment peut-il faire une croix sur la femme qu’il aime par paranoïa ? Je ne l’ai pas aimé, non seulement parce qu’il est obsédé par son passé (même si cela semble se justifier), mais également parce qu’il est fade et qu’il ne sait pas se prendre en main.
Emilie, quant à elle, m’a donné envie de lui mettre des claques. J’ai trouvé son comportement détestable. La seule personne qui apportait un tant soit peu de couleurs dans ce monde était Laura, mais elle disparaît malheureusement bien vite du paysage.

En conclusion

Finalement, je pense être passée à côté de Trois jours et une vie, qui m’avait pourtant été recommandé par beaucoup d’entre vous sur les réseaux sociaux. C’est un livre que je suis heureuse d’avoir lu pour me familiariser avec l’écriture de Pierre Lemaître, mais qui s’oubliera assez rapidement malheureusement.

3 A ranger dans la biblio

La Parisienne

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