cité 19

Cité 19, tome 2 : Zone blanche
Stéphane Michaka

J’avais lu le premier tome de Cité 19 il y a quelques temps grâce à Babelio, qui avait organisé une rencontre dans ses locaux avec l’auteur et l’éditeur, PKJ. J’avais été assez surprise par ce roman, même s’il comportait selon moi pas mal de pistes améliorables. J’ai donc reçu la suite il y a quelques semaines, et le temps était venu pour moi de découvrir si mes questions avaient trouvé des réponses !

Le résumé

Faustine, une adolescente d’aujourd’hui, se retrouve brusquement plongée dans le xixe siècle. Décor grandeur nature ? Voyage dans le temps ? La réalité est bien plus inquiétante… Tandis qu’elle s’enfonce dans les profondeurs de Cité 19, une ville qui ressemble à s’y méprendre au Paris du Second Empire, Faustine découvre qu’elle n’est pas la seule à vouloir détruire le simulacre. Mais elle doit faire vite : dans son laboratoire secret, le docteur Zapruder, qui a d’autres projets pour elle, guette le moindre faux pas de l’adolescente…

Mon avis

Le premier tome m’avait beaucoup plu, bien qu’il m’ait aussi agacée à quelques endroits. Avec ce deuxième tome, j’avais beaucoup d’attentes car j’espérais que mes questions auraient enfin des réponses.

J’ai pris plaisir à retrouver Faustine, cette adolescente plongée dans le XIXème siècle. Avec la nouvelle tournure des événements, on suit donc en alternance Cité 19 et la vie dans le laboratoire. J‘ai suivi les deux trames avec autant d’intérêt l’une que l’autre, et j’ai été surprise de voir à quel point l’intrigue m’avait happée. A tel point que j’en ai rêvé, d’ailleurs ! Comme la dernière fois, je ne m’attendais pas à rentrer aussi vite dans l’histoire.

Cependant, je dois dire que j’ai retrouvé les mêmes défauts dans ce second tome que dans le premier. Déjà, j’ai eu l’impression que l’histoire de la Commune prenait une part encore plus conséquente sur la trame narrative. C’est une caractéristique que je trouvais intéressante au début, mais qui à force de traîner en longueur et de n’aboutir à rien de très clair, m’a finalement encore plus énervée. Oui, j’ai compris l’idée générale de Zapruder, celle qu’il réserve au cobaye X100. Mais je n’ai pas compris en quoi la Commune était si indispensable pour y arriver. Il me semble que Faustine a atteint le score X100 dès le premier tome, alors à quoi bon donner lieu à cette révolution éphémère ? Et si la révolution était si intéressante, pourquoi alors ne pas avoir choisi l’année 1789 ?

J’ai de même été déçue de ne pas suivre plus assidument les personnages de Vikram et Morgane. Leur arrivée dans Cité 19 me paraissait être un élément étonnant et intéressant, mais pourtant, leurs aventures sont distillées et ils n’apparaissent que le temps de deux ou trois chapitres… Dommage, car Morgane semble avoir beaucoup évolué et j’aurais aimé la suivre de plus près.

J’ai bien aimé cette fin, même si elle ne m’a pas forcément parue très cohérente.
Finalement, Cité 19 aborde des sujets qui pourraient sensibiliser ses lecteurs (la menace du pouvoir, le danger du voyage dans le temps, les leçons du passé, les promesses de l’avenir)… mais toute cette profondeur est bien trop rapidement survolée, au profit de cette fameuse Commune dont la menace surplombe tout le livre, sans jamais être pleinement abordée… ce qui me laisse dire, encore une fois, que Cité 19 n’est pas un roman que j’ai trouvé abouti.

En conclusion

Vous l’aurez compris, j’ai été séduite par l’univers de Cité 19, mais je suis sortie frustrée de cette lecture qui disposait d’un tel potentiel et qui pourtant souffre de nombreux défauts. C’est une lecture que je recommanderai pour la découverte historique et son monde original, mais qui m’a malheureusement laissée sur ma fin…

4 Agréable à lire

La Parisienne

Publicités