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Le parfum des fraises sauvages,
Angela Thirkell

Voici un roman Charleston que j’ai eu l’occasion de découvrir en janvier ! Tout n’est plus très frais à mon esprit mais heureusement, cette chronique a été rédigée à chaud ! ;)

Le résumé

Mary Preston, jolie jeune fille sans fortune, est invitée par sa tante Agnès à passer l’été dans sa splendide propriété familiale, au coeur de la campagne anglaise. À Rushwater House, la saison s’annonce pleine de surprises, de frivolités et d’insouciance. Mais le coeur de Mary sera mis à rude épreuve face au séduisant et séducteur David Leslie, l’artiste de la famille qui navigue entre Londres et Rushwater… Cependant, Agnès et sa mère, la sémillante Lady Emily, espèrent persuader la jeune femme de faire un tout autre mariage, bien plus convenable.
Entre les balades au clair de lune dans les jardins resplendissants et le grand bal organisé à Rushwater, cet été comblera-t-il les espérances romantiques de Mary ?

Mon avis

Bon. Je suis un peu embêtée avec ce livre, parce qu’il m’a fait beaucoup rire, mais je l’ai également trouvé totalement inutile. Pardon, pardon Charleston !
Au passage, je trouve que le résumé de quatrième de couverture n’est pas vraiment adapté au roman. D’une part, parce qu’il parle d’un bal qui a lieu à la fin de l’histoire. D’autre part, parce que je n’ai pas vraiment ressenti que Lady Emily et Agnès voulaient absolument caser Mary avec John. C’est tout juste si l’idée leur effleure l’esprit. Enfin, dernier point, ce résumé ne reflète pas l’ambiance générale du roman.

Justement, parlons de cette atmosphère qui se dégage du récit. Je m’attendais à une romance historique, comme je les aime avec Charleston. Cependant, ce n’est pas du tout l’idée de ce livre ! Ici, l’auteure utilise l’humour comme une arme au service d’une satire sociale, à l’encontre non seulement des Anglais, des aristocrates, des coureurs de jupons, mais également des mères au foyer et des étrangers. C’est tout du moins ce que j’ai ressenti.
Chaque personnage a sa particularité, et se caractérise par un trait de son caractère. Pour Lady Emily, c’est sa tendance à perdre ses affaires et à donner des ordres contradictoires à tout le monde. Pour Agnès, c’est sa niaiserie et son incapacité à parler d’autre chose que de ses enfants vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Pour David, c’est sa volubilité. Quant à Madame Boulle, elle se définit par son nationalisme qui la pousse à proclamer à qui veut l’entendre que les Français sont mieux que les autres.  Enfin, Mr Holt est l’homme le plus ennuyeux du monde, et certainement aussi le plus profiteur !

Mary est un personnage assez neutre, tout comme John. C’est pourquoi je les ai chacun appréciés, et que j’ai bien aimé cette fin, très peu surprenante au final, mais assez rocambolesque tout de même. La rivalité entre Mary et Joan m’a bien fait rire, même si j’ai trouvé le tout assez exagéré dans l’ensemble.

Ce roman a été écrit et publié pour la première fois dans les années 30. Pourtant, je n’ai pu que constater l’étonnante modernité de la réflexion d’Angela Thirkell ! Les problèmes du temps sont assez justement évoqués, mais l’ironie de l’auteure et son humour par l’absurde m’ont vraiment étonnée de la part d’une femme qui n’hésite pas à se moquer de ses comparses.

En conclusion

Ce roman m’a surprise, il ne contenait rien de ce que je m’attendais à y trouver. Si je l’ai trouvé très drôle par son humour absurde et sa satire sociale, je l’ai également trouvé un peu inutile. Et malheureusement, même s’il m’a fait passer un bon moment, je crains qu’il ne s’oublie assez vite.

2 S'oubliera vite

La Parisienne

LC 2016

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