La blancheur qu’on croyait éternelle,
Virginie Carton

Voilà un titre que j’ai repéré chez plusieurs copinautes en même temps : La bibliothèque de Bénédicte, Sorbet Kiwi, Pretty Books… Etant une fan absolue de cette couverture, je me suis dit qu’il fallait absolument que je lise ce roman. Et je ne sais pas pourquoi, mais je voulais le lire maintenant. Je l’ai donc acheté ce week-end et dévoré deux jours plus tard :) Et laissez-moi vous dire que c’est un achat que je ne regrette pas du tout !

Le résumé

Mathilde aimerait bien devenir chocolatière mais elle est trop diplômée pour ça. Elle ne sort pas beaucoup et n’aime pas se déguiser. Ce qu’elle préfère, c’est regarder le concours de Miss France à la télé en mangeant des palets bretons trempés dans du lait. Quand elle avait sept ans, Mathilde a été traumatisée par la mort de Romy Schneider. À trente-quatre ans, elle pense encore à Julien, et Éléonore, sa meilleure amie, est décidée à lui trouver un bon parti. Lucien est pédiatre, il aime les films avec Jean-Louis Trintignant, et Deauville. Il n’aime pas tellement danser. Ça remonte à son enfance, à l’époque des premières boums ratées. Chaque année, au Nouvel An, il envoie une carte de vœux à ses parents. À trente-cinq ans, il est célibataire. Il aimerait bien que ça change. Mais il n’est pas très à l’aise avec les SMS, alors c’est pas gagné. Mathilde et Lucien habitent le même immeuble mais ne le savent pas. Un jour, le nouveau voisin les invite à sa soirée déguisée. La Blancheur qu’on croyait éternelle est l’histoire de deux solitudes, deux sentimentaux perdus dans un monde plus vraiment sentimental.

Mon avis

Voilà une histoire douce, hors du temps, belle et tellement optimiste… que je l’ai beaucoup, beaucoup aimée. Mathilde et Lucien sont deux personnages un peu à part, qui vivent dans le même immeuble mais ne font que se croiser. Ce sont deux âmes belles qui vivent loin de nous, dans une époque qui n’appartient qu’à eux, dans un monde qui leur est propre. J‘ai beaucoup aimé les voir évoluer chacun de leur côté, toujours en accord avec ce qu’ils sont malgré le poids des gens qui les entourent.

Mathilde et Lucien, ce sont deux êtres romantiques, qui ne se trouvent pas à leur place dans notre société, dans leur vie, mais qui malgré tout traverse leur existence. Ils ne sont pas comme les autres, et alors ? Un peu plus premier degré pour Lucien, un peu plus rêveuse pour Mathilde.
J’ai aimé ces personnages qui, même s’ils sont jeunes, préfèrent passer une soirée tranquille chez eux plutôt que de faire la fête. Parce que ça m’arrive, à moi aussi. Et qu’à chaque fois, on me trouve étrange. Mais pourquoi le serais-je ? Parce que je n’ai pas les mêmes envies ? Est-ce une raison valable ?

J’ai aussi beaucoup aimé cette théorie qui dit qu’à 35 ans, il n’est pas trop tard pour rencontrer la bonne personne. Voilà un roman qui a su convaincre mon esprit romantique, et qui a satisfait ma soif de destin et mon idéal selon lequel deux âmes soeurs se retrouvent forcément. Peu importe quand, deux personnes qui sont faites pour être ensemble finiront ensemble. Voilà une idée à laquelle j’aime me raccrocher. Voilà un rêve auquel j’aime croire. Et si c’est également votre cas, si votre conviction se rapproche de la mienne, alors vous aimerez la douceur candide de ce roman.

En conclusion

Voilà un roman que j’ai refermé avec le sourire aux lèvres, avec une sensation de douceur infinie. Mathilde et Lucien, ce sont deux êtres qui ne ressemblent qu’à eux, qui vivent dans leur monde et qui savent aimer leur façon de vivre. Même si d’autres essaient de les ramener à leur réalité, ils resteront toujours fidèles à eux-mêmes. C’est une histoire que j’ai aimée pour cette belle foi en l’amour, et qui a rassasié ma théorie sur le destin. Une jolie découverte !

Notation 6 Je recommande

La Parisienne

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