la vie est facile ne t'inquiète pas

La vie est facile, ne t’inquiète pas
Agnès Martin-Lugand

L’an dernier, j’avais découvert Les Gens heureux lisent et boivent du café, le premier roman d’Agnès Martin-Lugand qui m’avait transportée et que j’avais adoré, malgré quelques stéréotypes. Pour compléter ma bibliothèque, j’attendais donc avec grande impatience la sortie poche de la suite, La vie est facile, ne t’inquiète pas. Je remercie ma cousine qui a su viser juste avec ce cadeau inattendu :) 

Le résumé

Depuis un an que Diane est rentrée d’Irlande, elle a tourné la page sur son histoire tumultueuse avec Edward, bien décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l’aide de Félix, elle s’est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire.

Mon avis

J’avais beau attendre cette suite avec grande impatience, j’avais également quelques appréhensions. Pour moi, la beauté des Gens reposait surtout dans cette fin magnifique qui déjouait les pronostiques et les clichés, et qui construisait toute la force de Diane. Je ne ressentais donc pas nécessairement le besoin d’une suite…

Diane, cette femme en deuil de la perte de son mari et de sa petite fille, exilée en Irlande pour ré-apprendre à vivre. Diane, et son meilleur ami gay Félix. Diane, et Edward, cette Irlandais qu’elle avait appris à dompter… Diane est vraiment une protagoniste que j’avais adorée l’an dernier, et que j’ai pris énormément de plaisir à retrouver.
Au moment où l’on quitte Diane dans les Gens heureux (attention spoil), son choix de se reconstruire par elle-même l’a éloignée d’Edward, auquel elle renonce puisqu’elle n’est pas encore prête. Là où reprend le récit, un an s’est écoulé. Diane a rencontré Olivier, un homme bien, qui prend soin d’elle, avec qui la vie est simple. Et pourtant, au détour d’une exposition, Diane recroise Edward et toutes ses certitudes s’envolent.

Pour aller droit au but, j’ai de nouveau succombé au charme d’Agnès Martin-Lugand. Cette auteure a le don de me toucher avec la simplicité de sa plume et l’authenticité de ses récits. J’ai retrouvé dans La vie est facile tout ce que j’avais aimé dans Les Gens heureux. Diane fait son petit bonhomme de chemin, apprend à écouter son coeur. Parfois, Félix la guide. Elle a beau savoir qu’elle se dirige droit vers une erreur… elle la commet malgré tout, parce que c’est ce que son coeur lui dicte. Et qu’importe la raison lorsque le coeur parle, car le coeur a toujours raison… Voilà une idée que j’aime et que je partage.

Plus que tout, c’est cette idée que le bonheur peut dépendre des circonstances qui domine. Qu’une voie n’est pas toute tracée pour notre avenir, ce sont nos choix qui forgent nos envies. Bien sûr, il y a une part de destin. Mais les événements qui surgissent peuvent également nous apprendre beaucoup sur nous-mêmes…

En conclusion

Une fois de plus, j’ai été transportée par les mots d’Agnès Martin-Lugand. Le destin de Diane m’a de nouveau happée, et j’ai pris énormément de plaisir à accompagner ce personnage dans sa quête du bonheur. J’ai été très touchée par le beau message de l’auteure, selon lequel plusieurs bonheurs peuvent être faits pour nous… À nous de choisir notre voie.

Notation 6 Je recommande

La Parisienne

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