Nos vies insoupçonnées,
Anaïs Jeanneret

Nos vies insoupçonnées est un roman que j’avais repéré lors de sa sortie aux éditions Albin Michel, que je remercie pour cette lecture. Pourtant, le temps a passé et je n’ai pas pris le soin de me plonger dans l’histoire… C’est maintenant chose faite, et il est temps pour moi de vous en parler !

Le résumé

Une petite fille perdue. Une femme qui a fait le mauvais choix. Un commissaire désabusé et romantique. Une institutrice en colère. Une gloire des médias au parcours inattendu. Une mère et son fils dont la rencontre a scellé des liens d’autant plus solides que leurs passés furent chancelants.
Autant de vies en apparence si banales… jusqu’à ce que l’écriture d’Anaïs Jeanneret en dévoile les subtils décalages et entrelacs : cette part du hasard, de la rencontre, ou encore du désir qui les fait soudainement palpiter et les relie les unes aux autres sous l’effet d’une force insoupçonnée.

Mon avis

À la lecture du résumé de ce roman, on nous promet une succession de tranches de vie, le tout formant un roman. En abordant ma lecture, j’ai davantage eu l’impression de me confronter à un recueil de nouvelles se faisant écho les unes aux autres, plutôt qu’à un roman au sens propre du terme.

A chaque nouveau chapitre, nous rencontrons un nouveau personnage. Tout semble s’imbriquer : la petite fille, l’institutrice, le commissaire qui enquête sur la petite fille, la directrice de l’école, sa mère et son fils. Si tout fait sens, on peut presque distinguer deux histoires : celle d’Alice d’un côté, celle de Marina et sa fille de l’autre, qui se rejoignent parce qu’elles se connaissent, voilà tout.
Habituellement, j’aime beaucoup ce procédé qui nous permet de suivre les pensées et les sentiments de différents personnages d’un même roman. Du moment que tout fait sens, c’est un tout plutôt cohérent qui se dessine. Cela m’a d’ailleurs rappelé Faits d’hiver, construit selon le même schéma.

Cependant, ici, nous sommes face à un récit court : à peine 200 pages. Les chapitres sont donc brefs, et l’on n’a pas beaucoup le temps d’approfondir notre relation avec les personnages, qui se succèdent très vite. J’ai trouvé, de ce fait, que le roman se terminait sur un goût d’inachevé, sur une promesse non-tenue. Oui, j’ai rencontré des personnages attachants, avec leur passé, leur caractère et leur douleur… Mais tout est passé trop vite et j’aurais aimé les suivre plus longtemps.

L’écriture d’Anaïs Jeanneret est, quant à elle, très belle. J’ai d’ailleurs relevé de nombreuses citations qui ont fait écho à mon vécu ou à des émotions que j’ai parfois partagées avec les protagonistes.

En conclusion

Je referme Nos vies insoupçonnées avec un sentiment étrange : une agréable sensation, celle d’avoir lu un joli récit, mais également un goût d’inachevé, parce que j’aurais souhaité que l’aventure dure plus longtemps. Ce roman aurait, selon moi, mérité le double de pages pour exploiter pleinement le potentiel de son auteure, dont la plume m’a conquise. Auteure à suivre, donc !

Notation 4 Agréable à lire

La Parisienne

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