Une vie entre deux océans,
Margot L. Stedman

En voilà, un roman qui a beaucoup fait de parler de lui ! J’ai l’impression de l’avoir vu partout, et pourtant, il ne me tentait pas plus que cela. Mais la curiosité fait toujours son travail, et c’est la raison pour laquelle j’ai finalement tenté l’aventure ! Je remercie ma copinette Carène pour m’avoir accompagnée avec cette lecture :) 

Le résumé

Libéré de l’horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant. Jusqu’à ce jour d’avril où un dinghy vient s’abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler «l’incident» et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices… Un premier roman plébiscité dans le monde entier qui interroge les liens du coeur et du sang.

Mon avis

Nous voilà plongés au coeur des années 30, sur l’île de Janus, où Tom et Isabelle mènent une vie heureuse, à une exception près : ils n’arrivent pas à voir d’enfant. Après trois fausses couches, Isabelle est désespérée. Lorsqu’un bateau apporte un petit bébé à son bord, le choix est donc très vite tranché…
Peut-on prendre l’enfant d’un autre sans se méfier des conséquences ? Tôt ou tard, la vérité finit toujours par éclater. C’est probablement la raison pour laquelle j’ai tant le mensonge en horreur : il fait tellement de mal autour de lui. C’est ce que vont apprendre Isabelle et Tom. Même si leurs intentions sont plutôt bonnes (prendre soin de l’enfant), ils sont loin de se soucier des autres…

Une vie entre deux océans est un roman très porté sur ces questions : les conséquences de nos actes, la fulgurance des sentiments, la moralité de nos comportements. L’auteure décrit avec justesse les agissements de ses protagonistes, et je me suis trouvée tiraillée entre la famille de Janus et Hannah pour ce pauvre bébé.
Tout au long du récit, la tension va crescendo. L’ambiance de ce livre est comparable à celle qui règne sur Janus : étouffante. On pressent que des révélations sont sur le point de tomber, mais nous ne savons pas toujours où les attendre. Et finalement, la vérité éclate.

En découvrant toutes les chroniques élogieuses au sujet de ce roman, je m’attendais à des révélations très entremêlées, à des destins gâchés, des vies brisées, des choix cornéliens. Finalement, c’est un roman beaucoup plus « simple » que j’ai trouvé, même si les décisions à prendre ne sont pas évidentes pour autant. A qui confier Lulu ? Qui est sa vraie famille ? Chez qui s’épanouira-t-elle le plus ? Où est sa place ?
Si je n’ai pas été très surprise par les révélations, ce n’est pas pour autant que je n’ai pas apprécié ce roman. Les destins d’Izzie, de Tom, d’Hannah et de Lulu m’ont beaucoup touchée.

En conclusion

Une vie entre deux océans est un roman qui aborde avec justesse le thème de la maternité, et les conséquences de nos décisions sur la vie des autres. Un livre bien écrit, avec des personnages marquants, mais un peu moins surprenant que ce que j’en attendais.

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La Parisienne

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