La Ballade de l’enfant-gris,
Baptiste Beaulieu

Baptiste Beaulieu est un auteur que j’affectionne particulièrement. Je l’ai découvert via son blog, Alors voilà, grâce à ma cousine qui m’en a beaucoup parlé. C’est d’ailleurs elle qui m’a offert son deuxième roman, Alors vous ne serez plus jamais triste, que j’ai lu l’an dernier. J’avais beaucoup aimé cette lecture, qui avait été rendue encore plus spéciale lorsque l’auteur était venu directement me parler et me remercier <3 Une proximité qui fait tellement chaud au coeur, et qui est totalement à l’image que je me fais de cet homme, profondément humain. Aussi, lorsque j’ai découvert son dernier roman, il m’était devenu indispensable de le lire ! Je remercie les éditions Mazarine pour l’envoi de ce livre. (et je remercie aussi ma copinaute Livres de filles, qui m’a accompagnée dans cette lecture, même si ce n’était pas prévu initialement !)

Le résumé

Jo’, étudiant en médecine de 24 ans, se rend ce dimanche dans la chambre de Noah, un petit garçon de 7 ans qui se demande pourquoi sa mère ne vient jamais le voir. Ce jour-là, une déchirure se produit, qui poussera Jo’ à partir en voyage jusqu’au bout du monde, accompagné d’un petit fantôme. Il part sur les traces d’une femme mystérieuse.

Mon avis

J’avais énormément d’attentes vis-à-vis de ce titre, tant Baptiste Beaulieu me touche à travers ses mots, ses histoires, son écriture. Je suis souvent transportée par ses récits plein d’humanité, et les histoires (vraies) qu’il relate sur son blog. Peut-être que la fiction n’a pas toujours le poids de la réalité ? Pourtant, La Ballade de l’enfant-gris est inspiré de faits réels, et d’un petit garçon que B.B. a réellement connu.

Dans ce récit, il y a l’avant Déchirure, et l’après. Il y a ce décompte qui nous rapproche un peu plus de la disparition de No’, cet enfant-gris dont la mère est souvent absente. Et puis l’après, lorsque Jo’ quitte le confort de sa vie pour partir en quête de la mère de l’enfant-gris, pour comprendre, pour se guérir des blessures de cette Déchirure. Et bien évidemment, tout le mystère plane autour de cet étrange décompte, du jour de la disparition de cet enfant. Nous attendons l’explication, et nous ne l’obtenons que dans les dernières pages. Évidemment.

Mon avis est plutôt mitigé sur ce roman. J’ai adoré la poésie de l’écriture de Baptiste Beaulieu, comme toujours. Cet homme a le don de mettre de la magie dans ses récits, et je crois qu’avoir été son patient en pédiatrie devait transformer le quotidien en une très belle aventure. Baptiste Beaulieu sait mettre de la beauté là où l’espoir disparaît…
J’ai de même été happée par ce récit avant la Déchirure, j’avais envie de comprendre, de savoir pourquoi. J’ai aimé les personnages, No’, Jo’, Madame Crinchon et son langage fleuri. J’ai partagé la douleur et l’incompréhension de ce médecin face à cet enfant qui s’interroge sur l’amour de sa mère.
Et pourtant… Je n’ai pas accroché à l’après, à la quête, à ce voyage à Rome, puis à Jérusalem. J’ignore quelle est la part de vérité, et quelle est la part inventée dans ce récit. Mais selon moi, pour une oeuvre de fiction, l’auteur n’avait pas besoin de nous faire voyager aussi loin pour nous expliquer le pourquoi du comment. Certaines scènes m’ont laissée un peu sceptique, j’avais du mal à voir où il voulait en venir : la boîte de nuit, la nuit à Jérusalem… toute cette partie du deuil m’a un peu ennuyée, c’est dommage. Et j’ai été beaucoup moins touchée par cette partie.

Les révélations finales sont douloureuses, belles, et rendent hommage à cette mère que tout le monde jugeait coupable sans même la connaître. Je ne m’attendais pas à ce Noah de Jérusalem. Et j’ai aimé.

En conclusion

J’ai de nouveau été touchée par la plume de Baptiste Beaulieu à travers son dernier roman. Pourtant, j’ai trouvé le récit assez inégal : j’ai beaucoup aimé l’avant Déchirure, et je me suis ennuyée dans l’après. L’histoire est belle, poignante, et empreinte d’humilité. Que savons-nous de la vie des autres, et qui sommes-nous pour les juger ? Un joli récit plein d’humanité.

Notation 4 Agréable à lire

La Parisienne

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