Le Passe-Miroir tome 1
Les Fiancés de l’hiver
Christelle Dabos

Il est rare que je résiste à un phénomène littéraire lorsque j’en vois un. Souvent, en revanche, il me faut un peu de temps pour me lancer, le temps que le soufflet retombe, car je suis toujours très méfiante vis-à-vis des livres qui font beaucoup parler d’eux. La curiosité prend toujours le dessus, et l’envie de me faire mon propre avis me démange. Voilà donc comment je me suis arrêtée sur Les Fiancés de l’hiver, alors que je n’avais aucunement prévu de le lire. Merci la blogo !

Le résumé

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Mon avis

Le Passe-Miroir est une saga qui ne me tentait pas du tout à la base. Pourtant, à force d’en entendre parler, je suis devenue très curieuse et j’avais envie de savoir si tout le bruit autour de cette série était justifié ou non. Pour moi, il est toujours fondamental de se fonder son propre avis pour pouvoir parler de quelque chose en connaissance de cause. C’est donc chose faite, et voilà donc la mission de cette chronique !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’univers du Passe-Miroir est captivant. Des meubles et des maisons qui bougent, des objets qui nous comprennent, des miroirs que l’on traverse, des géographies instables, un monde d’illusions… J’ai craint au début de passer à côté de la série et de ne pas réussir à entrer dans l’histoire, mais heureusement ce n’est l’affaire que de quelques pages, car une fois plantés dans le décor du Pôle, en même temps qu’Ophélie, on se familiarise au fur et à mesure. Cette impression de maîtriser de mieux en mieux l’univers provient probablement du fait qu’Ophélie elle-même ignore tout de ce Pôle dans lequel elle se retrouve catapultée, nous sommes de fait tout aussi proches d’elle, et nous n’en savons ni plus ni moins que ce qu’elle-même découvre (en dehors d’une petite scène qui aura toute son importance, bien évidemment).

Le Passe-Miroir nous plonge dans un monde où la cour est de retour. Ce n’est pas un univers médiéval, puisque les téléphones et autres nouveautés sont de la partie, mais c’est un espace-temps qui se situe à bien des années du nôtre.
C’est un roman qui porte bien son nom, dans lequel on nous invite pas à se méfier de tout, de tout le monde, de tous les mirages et de toutes les illusions. Il est difficile pour Ophélie de savoir où placer sa confiance, et le lecteur est un peu impuissant lorsqu’elle commet des erreurs. On se prend à s’attacher à elle et à vouloir en découvrir davantage sur cette intrigue.

Mon problème avec ce roman se situe justement sur le rythme de l’intrigue. Au début, l’histoire est assez lente à se mettre en place et l’action et les rebondissements n’interviennent que tardivement. J’avais donc du mal à voir où l’auteure souhaitait m’emmener, et je n’étais pas certaine de comprendre l’engouement autour d’un roman aussi linéaire, même si l’univers (je le précise à nouveau) est vraiment plein d’imagination. Je suis toujours très impressionnée par la créativité de certains auteurs qui sont capables de nous prendre par la main et de nous embarquer dans leur imaginaire délirant… c’est ce qui s’est produit avec Les Fiancés de l’hiver.
La suite des aventures d’Ophélie promet de nous plonger au coeur de la cour de Clairedelune. J’espère que l’intrigue de famille et l’histoire politique y seront encore davantage creusées, et que mystères, secrets et rebondissements seront au rendez-vous. En tout cas, malgré ma réticence du début, j’ai tout de même hâte de découvrir la suite. Vivement la sortie poche, donc.

En conclusion

Christelle Dabos crée avec Le Passe-Miroir un univers très loin de ce que j’ai l’habitude de lire. L’imagination est au rendez-vous, et tout ce monde magique très bien décrit happe le lecteur, il est difficile d’en ressortir sans regarder son écharpe autrement. Ce n’est pas un coup de coeur pour moi, mais je suis malgré tout curieuse de découvrir la suite des aventures d’Ophélie et de sa famille à la cour.

Notation 6 Je recommande

La Parisienne

Publicités