Le Premier Miracle,
Gilles Legardinier

Changement d’éditeur, changement de couverture, changement de ton… Avec ce nouveau roman, Gilles Legardinier annonce d’emblée la couleur de son évolution. Et je n’étais pas sûre d’être au rendez-vous cette fois-ci, étant donné que j’étais très attachée à ses romans feel-good. Mais le sort en a décidé autrement, et ce roman s’est retrouvé entre mes mains. 

Le résumé

Karen Holt est un agent du gouvernement britannique au sein d’un service de renseignements très particulier. Benjamin Horwood est un universitaire qui ne sait plus trop où il en est. Elle enquête sur une spectaculaire série de vols d’objets archéologiques à travers le monde. Lui passe ses vacances en France sur les traces d’un amour perdu. Lorsque le vénérable historien qui aidait Karen à traquer les voleurs hors norme meurt dans d’étranges circonstances, elle n’a pas d’autre choix que de recruter Ben, quitte à l’obliger. Ce qu’ils vont vivre va les bouleverser. Ce qu’ils vont découvrir va les fasciner. Ce qu’ils vont affronter peut facilement les détruire…

Mon avis

Bon. Je suis déjà très souvent désarçonnée lorsque je découvre un livre sans réel résumé de quatrième de couverture. Car au dos de ce roman figure simplement un dialogue, et non le résumé qui figure ci-dessus. Je ne savais donc pas du tout dans quel type de lecture je me jetais, mais je n’étais déjà de base pas très enthousiaste (le manque de chats, sûrement !).

Entrer dans ce roman n’a pas été chose facile. J’ai mis bien trop de temps à me plonger vraiment dans l’histoire, si tant est que je l’ai réellement fait à un moment donné. Il m’aura fallu plus d’une semaine pour atteindre la moitié de ce roman… et je l’ai terminé une journée plus tard, parce que j’avais envie d’en être débarrassée. Ce n’est donc clairement pas bon signe, du tout. Je ne prenais pas de plaisir à retrouver ce livre, j’ai même parfois préféré me tourner les pouces dans le métro plutôt que de le sortir (!!!!!!!).

Pour ce qui est de l’intrigue, j’ai eu beaucoup de mal à y croire. J’ai eu l’impression d’assister à un téléfilm ou à une réécriture un peu plus bateau du Da Vinci Code. Le duo Karen-Ben est loin de m’avoir convaincue, et on les voit venir à des kilomètres, avec leur happy ending bateau. C’est dommage d’avoir sombré dans des lieux communs si faciles…
Je ne suis de même pas très férue de trafic d’art, il faut dire que mes connaissances dans ce domaine sont assez limitées. Ce n’est pas vraiment un sujet qui me passionne, ce qui explique peut-être mes réticences et mes difficultés à entrer dans cette histoire.

La seule surprise du roman tourne autour de l’intrigue mêlée de la seconde guerre mondiale. Je me demandais comment l’auteur arriverait à mêler les deux : on sent bien qu’il y a un lien, mais nous ignorons de quelle nature. Et même si j’ai été un peu surprise de cette révélation, je n’en ai pas été stupéfaite et muette d’admiration.

J’ai traversé cette histoire de loin, sans réellement parvenir à m’y attacher. C’est un roman qui s’oubliera malheureusement vite et que je préfère mettre de côté au profit des autres écrits de Legardinier qui m’ont fait passer un moment beaucoup plus sympathique !

En conclusion

Je n’ai pas réussi à entrer dans ce roman, et j’ai été déçue de son contenu qui manquait d’originalité et de crédibilité. Malheureusement pour moi, c’est une déception. Je préfère vous conseiller les romans feel-good de Legardinier, que j’ai nettement préférés !

Notation 2 S'oubliera vite

La Parisienne

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