Bridget Jones Baby,
Helen Fielding

J’aime assez la chicklit de temps à autres, c’est un genre qui permet une parenthèse récréative et reposante dans un trop-plein de lectures difficiles. Et Bridget Jones est une héroïne que j’apprécie particulièrement. J’étais allée voir le dernier film en avant-première, et il m’avait fait passer un excellent moment. Je remercie les éditions Albin Michel pour l’envoi du roman !

Le résumé

On croyait tout connaître de Bridget Jones… Mais si la mythique héroïne ne nous avait pas tout dit ?
C’est le plus beau moment dans la vie d’une femme : être mère pour la première fois. Mais Bridget n’est pas une femme tout à fait comme les autres. Lorsqu’elle apprend qu’elle est enceinte, elle hésite entre euphorie est désespoir : qui est le père de l’enfant ? Telle est la question (entre autres) qui la taraude…
Dans son journal, la célibataire la plus désopilante de la littérature anglaise se livre… complètement ! Une comédie éblouissante, très différente du film Bridget Jones’ Baby.

Mon avis

J’étais un peu inquiète de découvrir ce tome, puisque je n’ai pas du tout lu Folle de lui, le troisième opus de la série. Mais bon, je sais que Bridget Jones Baby est, chronologiquement, la suite logique des deux premiers, et j’avais surtout vu le film récemment, lors du Festival New Romance. Donc je n’étais pas non plus hyper stressée de m’auto-spoiler.

Une fois de plus, le charme de Bridget a opéré sur moi et je me suis bidonnée devant des scènes que je n’avais pas de mal à visualiser, puisque j’avais encore le film en mémoire. Le contexte est posé d’emblée, et attention dans le livre, il n’y a pas de troisième homme, on pose tout de suite le retour du conflit de virilité qui oppose Mark Darcy à Daniel Cleaver. Et c’est peut-être même encore plus drôle ! C’est un élément auquel je ne m’attendais pas et ça m’a fait beaucoup rire. Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas respecté dans le film d’ailleurs. (edit : l’absence de Daniel Cleaver dans ce rôle clé s’explique par le fait que Hugh Grant n’a pas voulu jouer dans ce nouveau film… quel dommage !)
Après tout, cette opposition Mark/Daniel fait sens, on suit leur petite guerre depuis le début. Évidemment, Mark est toujours aussi coincé, et Daniel est toujours aussi… Daniel, quoi. Un goujat coureur de jupons que l’on rêverait d’étrangler. Je me demande bien comment Bridget arrive à lui céder, c’est peut-être ce qui m’excède le plus. Son personnage incarne tellement de clichés que je déteste chez un homme… Mais bon, relativisons, ce n’est que de la fiction.

Ce n’est pas pour rien si Bridget Jones est l’exemple même de la chick-lit par excellence. Elle cumule tous les codes du genre, et l’auteure arrive avec brio à nous faire passer un moment drôle et hors du temps.
Ce tome est davantage ancré dans la réalité et l’actualité que les précédents, un peu dépassés. Les considérations de la grossesse de Bridget (d’abord sans père, puis finalement avec deux papas) permettent de soulever des questions et des réactions dans son entourage. Evidemment, il est question de moeurs, d’évolution, de société… et puis, juste, c’est vraiment tordant de rire, par moments. Mention spéciale à la gynécologue, quand même.

En conclusion

Dans la lignée des premiers tomes, Bridget Jones Baby m’a fait passer un moment très agréable et surtout très drôle. Je n’ai pas eu l’impression de voyager dans le temps avec des références un peu obsolètes, contrairement aux deux précédents opus. Pour compléter le film, pour prolonger la saga ou juste pour passer le temps, c’est un livre de chick-lit que je vous recommande évidemment !

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La Parisienne

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