All I want for Christmas,
Emily Blaine

Emily Blaine est, semble-t-il, une auteure incontournable dans le genre de la romance. C’est pourquoi j’étais très curieuse de la lire, puisque c’est un genre que j’affectionne particulièrement, même si je suis assez hermétique aux clichés. J’ai trouvé ce roman sur un petit marché d’occasion, et la période de Noël + le Cold Winter Challenge étaient plutôt propices pour me lancer. Je remercie Les Tribulations de Coco de m’avoir accompagnée dans cette lecture.

Le résumé

Cette année, à part une compilation de chants de Noël par Sinatra et la recette magique pour manger sans grossir, Emma n’a rien à demander au père Noël. Son job lui plaît, ses copines sont adorables (quand elles ne la traînent pas à la gym) et Yann est le meilleur ami que toute femme rêverait d’avoir. Que demander de plus ? A priori, rien. Sauf que Noël, c’est bien connu, c’est la saison des miracles. Et quand le père Noël prend l’apparence d’un beau brun terriblement sexy, Emma regrette très vite d’avoir enfilé ses grosses chaussettes de laine au lieu de les suspendre au-dessus de la cheminée…

Mon avis

Autant être claire dès le départ : je n’ai pas du tout aimé cette romance. Elle m’a fait lever les yeux au ciel, je m’en suis arrachée les cheveux, j’ai poussé des soupirs d’agacement, bref… elle incarne à elle seule tout ce que je déteste dans ce genre, toutes les facilités qui m’exaspèrent, tous les clichés les plus possibles et inimaginables auxquels on a bien trop souvent recourt à mon goût. Je m’explique.

Déjà, ici, il est question d’un duo de meilleurs amis à la complicité évidente : Emma et Yann. Et, comme par magie, à l’approche des fêtes, leur relation va évoluer. Rien que ça, en soi, ça me pose problème. Parce que moi, je crois sincèrement à l’existence de l’amitié homme-femme, qu’on dénigre bien trop souvent. Sauf que nombreux sont les gens à croire qu’une telle amitié n’est pas possible car elle cache forcément une attirance quelque part (parfois à sens unique). Merci donc Emily Blaine de donner raison à ces gens étroits d’esprit (même si je me doute que ce n’était pas le but de départ).

Ensuite, c’est quoi ce début de relation ???? Sincèrement, votre meilleur ami depuis 10 ans vous sort « Allez, laisse-moi une chance, ça fait 10 ans que je me cache, rien que pour ça tu me le dois » alors que vous, vous lui dites et répétez non et non et re-non… pour mieux craquer face à cet argumentaire bancal ? What ? Non mais alors là, désolée, mais franchement ça me révulse dans le domaine « droit des femmes » et cie. Ok, Emma est attirée par Yann, au fond, quand on cherche bien. Mais je trouve que ce n’est pas suffisamment mis en avant par l’auteure, et on a juste l’impression qu’elle se sent obligée d’essayer. Aucune femme ne devrait jamais se sentir obligée de quoique ce soit, par aucun homme.
Et toute leur relation se construit comme ça. « Je veux vivre avec toi », elle dit non, il insiste avec des arguments sexuels, elle finit par accepter. « Je veux t’épouser », elle dit non, il insiste avec des arguments sexuels, elle finit par accepter. Euh… pardon ? Mais ce n’est juste pas possible de réfléchir ainsi, on s’en rend compte, n’est-ce pas ? Dans toutes les campagnes contre le harcèlement de rue ou la lutte contre le viol (conjugal ou non), on nous inculque que « Non, c’est non. » En plus de 300 pages, j’ai eu la sensation que toute cette éducation était bafouée par une romance qui m’a mise mal à l’aise.

Et enfin, dernier point qui m’a vraiment dérangée : j’ai eu énormément de mal à croire à l’évolution de leur relation. En fait, j’ai trouvé que coucher avec son meilleur ami au bout de 10 ans, c’était hyper malsain. Peut-être parce que je me suis beaucoup projetée à travers Emma et Yann, je n’en sais rien. Mais, outre le fait que j’ai détesté Yann, j’ai eu beaucoup de mal avec leur relation qui m’a fait grimacer tout du long. Clairement, j’aurais préféré que son histoire, Emma la vive avec Thomas.

En conclusion

Malheureusement, je n’ai pas du tout accroché à cette romance qui présente de trop nombreux clichés, et qui m’a mise mal à l’aise. Je ne crois pas poursuivre plus loin avec l’auteure, que l’on m’avait vantée pour son humour, que je n’ai pas vraiment retrouvé ici. Clairement pas un livre pour moi, dommage.

Notation 1 Je repose

La Parisienne

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