La Malédiction d’Oxford,
Ann. A Macdonald

Lorsque j’ai découvert le résumé de ce roman, en décembre, il m’a étrangement attirée. Il faut dire que j’aime beaucoup l’Angleterre et qu’Oxford est une université où j’aurais adoré étudier (bon, maintenant, après ma lecture, je n’en suis plus très sûre). Merci aux éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce roman.

Le résumé

Cassandra Blackwell, jeune Américaine d’origine modeste, intègre la prestigieuse université d’Oxford pour une année d’études. Toutefois, la qualité de l’enseignement, les porches recouverts de lierre ou les soirées étudiantes ne figurent pas parmi ses priorités. Elle n’a qu’un objectif : découvrir la vérité sur le passé de sa mère, étudiante à Oxford dans les années 1990, qui a fui ce paradis d’un autre temps avant de se suicider quelques années plus tard. L’enjeu est important, car Cassie pourrait enfin connaître l’identité de son père.
La jeune femme se lie rapidement avec l’élite anglaise et plonge dans ce monde fascinant aux traditions séculaires.
Pourtant, au sein de ce campus légendaire, une force inquiétante est à l’œuvre, l’École de la Nuit, une société secrète qui semble liée à une série de suicides. Cassie pourrait bien être la seule à pouvoir y mettre un terme – mais à quel prix ?

Mon avis

Une université légendaire, des sociétés secrètes pas si secrètes que ça, un bon gros secret de famille… Je partais, dès le début de ma lecture, sur un a priori positif sur ce qui allait m’attendre avec ce roman. Et en effet, après avoir lu quelques pages, j’ai été happée par l’histoire de Cassie. Pourtant, si les trois premiers quarts du roman m’ont convaincue, il n’en fut malheureusement pas de même pour le reste du roman.

J’ai d’abord beaucoup apprécié l’atmosphère particulière qui se dégage de ce roman. Nous sommes plongés dans l’univers très puritain d’Oxford, et Cassie va découvrir une petite bande d’amis à laquelle elle va finir, bien malgré elle, par s’intégrer. Au fur et à mesure que ses recherches progressent, elle va découvrir des secrets et des dissimulations, sans se douter de ce sur quoi elle va tomber…
Par dessus cela, il faut rajouter un pseudo triangle-carré amoureux qui n’en est pas vraiment un. Beaucoup de personnages masculins font leur apparition et j’ai par moment été perdue. Mais on se rend vite compte que tous sont nécessaires au déroulement de l’intrigue (et certains sont d’ailleurs rapidement évincés).

J’ai aimé certains personnages : Cassie en premier lieu, mais aussi Evie, Charlie, Rose. Chacun a son rôle à tenir, tout le monde a son utilité, tous se font remarquer pour leur particularité.
J’en ai détesté d’autres, évidemment : Sébastian, Hugo, le professeur… l’auteure est plutôt douée pour nous mener en bateau.

Pourtant, à partir du moment où les révélations sur l’École de la Nuit ont commencé à tomber… j’ai tout de suite senti une distance s’imposer. J’aime le fantastique lorsqu’il me paraît plausible, mais ce dénouement ne m’a absolument pas convaincue. Je n’y ai tout simplement pas adhéré, et je m’attendais à quelque chose de bien plus terre à terre. Là… j’avais du mal à visualiser les scènes, et puis je n’ai tout simplement pas trouvé ça crédible, et c’est dommage, car le reste du roman avait pourtant réussi à me tenir en haleine.
J’ai pendant un instant cru à une sorte de révélation sur des potentiels vampires, mais ce n’est pas vraiment ce qui s’est produit, et je ne sais même pas si je n’aurais pas préféré…

En conclusion

J’ai beaucoup apprécié le point de départ de ce roman, et l’enquête que mène Cassie pour revenir sur les traces de sa mère. J’ai aimé me plonger dans l’ambiance si particulière de l’université d’Oxford. Pour autant, je n’ai absolument pas adhéré au dénouement et je regrette ce bond dans le fantastique qui ne m’a semblé nullement crédible. J’aurais préféré une fin plus rationnelle. Dommage.

Notation 3 A ranger dans la biblio

La Parisienne

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