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Jeux de miroirs,
E.O. Chirovici

En ce moment, vous le savez, j’aime beaucoup les thrillers. Je trouve que c’est le genre parfait pour se laisser berner et se faire surprendre par un auteur. Alors, lorsqu’Anne&Arnaud m’ont proposé de recevoir Jeux de Miroirs, je n’ai pas longtemps hésité avant d’accepter, car j’avais envie de découvrir ce roman qui commençait à faire parler de lui. Merci Anne&Arnaud pour cet envoi !

Le résumé

Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé Jeux de miroirs qui l’intrigue immédiatement. En effet, l’un des personnages n’est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fi n des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé. Se pourrait-il que ce roman contienne des révélations sur cette affaire qui avait tenu en haleine les États-Unis ? Persuadé d’avoir entre les mains un futur best-seller qui dévoilera enfin la clef de l’intrigue, l’agent tente d’en savoir plus. Mais l’auteur du manuscrit est décédé et le texte inachevé. Qu’à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d’investigation pour écrire la suite du livre. Mais, de souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d’un maelström de fausses pistes.

Mon avis

Je commence à avoir lu pas mal de thrillers contemporains à ce jour, et pour autant, je dois dire que Jeux de miroirs est un petit ovni dans son genre. Déjà, il est déroutant d’être plongé dans un récit qui sera successivement raconté par pas moins de quatre narrateurs, et à travers une mise en abyme du récit de Richard Flynn, par qui tout commence. Un manuscrit même pas achevé, qui plus est !

Voilà un roman qui porte très bien son nom, puisqu’ici, tout est une question de point de vue. Qui ment ? Qui dit la vérité ? Qui omet de la dire ? Qui se souvient, qui ne se rappelle plus ? Tout au long de notre lecture, nous sautons de piège en piège, essayant comme nos protagonistes de démêler le vrai du faux sans toutefois y parvenir.
Par bien des aspects, ce roman m’a rappelé La vérité sur l’affaire Harry Québert, et je suis sûre que Jeux de miroirs plairait au même public. J’y ai retrouvé l’habileté d’un auteur à balader son lecteur, à l’emmener sur de fausses pistes, à revoir ce qu’il pensait être acquis, à ne se fier à aucun personnage. Je souhaite en tout cas à Jeux de miroirs le même succès, il a au moins le mérite d’être plus court, et il m’aura en tout cas plus marquée, et fait passer un plus agréable moment !

J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur (ou tout du moins la traduction), que j’ai trouvée soignée, précise, élégante. C’est de plus en plus rare, surtout dans les thrillers où l’efficacité de l’intrigue prime parfois sur la qualité de la plume.
L’effet de surprise de la conclusion n’y était pas pour moi, puisque j’ai eu la chance de rencontre l’auteur il y a plusieurs jours qui, au fil de la discussion, a avoué la nature du meurtrier. Pour autant, ce n’est pas tant l’identité de l’assassin qui importe que le pourquoi du comment.

En conclusion

Je me suis fait manipuler tout au long de ce récit, et c’est ce que je préfère dans les thrillers ! Un roman très bien écrit, incisif, qui nous interroge non seulement sur l’identité d’un meurtrier, mais également sur les possibilités (peut-être encore inconnues) et les limites de notre mémoire. Un livre intrigant, à découvrir !

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La Parisienne

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