Parfois, j’ai besoin de m’exprimer, et ça ne concerne pas toujours les livres. Souvent, je monte dans les tours sur mon profil Facebook. Mais je n’obtiens malheureusement pas souvent des réactions (ni bonnes, ni mauvaises). Les gens se contentent de scroller leur écran, de jeter furtivement un regard à cette pauvre petite Parisienne qui passe son temps à s’exciter contre le sexisme qu’elle vit au quotidien, mais il n’y pas de scoop. Pourquoi prendre la peine de lire, de répondre, de partager. C’est toujours la même rengaine.
Pourtant, je me sens bouillonner. J’ai de plus en plus de mal à retenir le flot de paroles qui me vient, je ne sais pas à qui l’exprimer. Et puis, subitement aujourd’hui je me suis dit : tu es blogueuse, après tout, non ? Qu’est-ce qu’un blog, en dehors d’un espace où s’exprimer ?

Je suis féministe.

C’est un fait, je me définis comme telle depuis quelques temps, et je pense que par définition, nous devrions tous l’être. Être féministe n’est pas un gros mot, c’est juste une appellation qui signifie que je me bats pour obtenir les mêmes droits que les hommes. Et si dans mon pays c’est déjà plus facile que dans d’autres, ce n’est pas gagné pour autant. Ni ici, ni nulle part dans le monde, en fait.

Déjà, mettons les points sur les i : cette journée n’est pas « la Journée de la Femme ». Non, ce qu’on célèbre en ce 8 mars, c’est la lutte pour le droit des femmes. Merci Simone Weil, entre autres, merci à toutes ces femmes qui se sont battues pour que ces droits soient les nôtres aujourd’hui (le vote, l’avortement, l’ouverture d’un compte bancaire, et oui !). Pas qu’en France, mais également dans un tas d’autres pays. Et pour quelle(s) raison(s) cette journée existe-t-elle ? Parce qu’il reste un long chemin à parcourir. La preuve en est avec ce magnifique post sur les RS, pourtant dans le milieu « intellectuel » du journalisme.

Aujourd’hui, je pense à ces femmes qui sont mariées de force à 10 ans, comme Phulan. Je pense à ces femmes qui sont défigurées par de l’acide, parce qu’elles sont des femmes. Ces femmes qui sont lapidées, comme Bilqiss, pour soupçon d’adultère. Ces femmes qui sont battues dans leur propre foyer par des hommes qu’elles aiment et en qui elles avaient confiance. Je pense à ces femmes qui subissent des atrocités sans nom, des mutilations sexuelles, qui meurent sous les coups. Juste parce qu’elles sont nées avec le mauvais sexe.

Je pense aussi à toutes ces femmes fortes sur qui je prends exemple : Emma Watson, Nadia Hashimi, Pascale Boistard. Toutes ces femmes qui se battent aujourd’hui pour que nous soyons écoutées. Pour que notre monde progresse. Pour que toute cette injustice ne soit plus, un jour, qu’un souvenir honteux.

Le sexisme n’est pas une fatalité. Et nous pouvons y remédier. Nous pouvons aider, même à notre échelle. Je me suis engagée récemment en rejoignant La Fondation des Femmes, qui collecte des fonds pour soutenir les associations de défense des droits des femmes.
Soyons nous aussi celles qui nous battrons pour les femmes qui nous suivront, pour leur laisser un monde où le sexisme et l’injustice n’ont plus leur place. Pas seulement dans notre pays, mais partout dans le monde. Parce que malheureusement, le monde d’aujourd’hui en a vraiment besoin.

Je termine cet article avec quelques liens que j’ai trouvés importants :
– déjà, cet article de Madmoizelle
– celui de Diglee, une dessinatrice que j’aime d’amour
– et puis un vieil article qui date un peu, que j’avais écrit il y a longtemps.

La Parisienne

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