Mon Midi, Mon Minuit,
Anna McPartlin

Anna McPartlin est une auteure que j’apprécie énormément. J’avais beaucoup aimé ma lecture des Derniers jours de Rabbit Hayes, et j’attendais cette nouvelle sortie depuis ma rencontre avec l’auteure à St Maur, en juin dernier. Je remercie les éditions du Cherche-Midi pour cette lecture magnifique.

Le résumé

Si vous vous reconnaissez dans l’une des 5 situations suivantes, ce roman est pour vous !
1. Il vous est déjà arrivé de danser dans des toilettes publiques, un test de grossesse négatif à la main.
2. Vous vous êtes déjà mise à pleurer après une aventure d’un soir.
3. Vous êtes déjà tombée amoureuse malgré vous.
4. Vous avez déjà eu l’impression d’être follement vivante, vous vous êtes aussi déjà sentie complètement idiote.
5. Vous n’avez encore jamais lu de livre capable de vous faire rire, pleurer et appeler votre meilleur(e) ami(e).
À la suite d’un drame, le monde d’Emma, jusqu’alors rempli de promesses, s’effondre. La jeune femme plonge dans le désespoir. Ses amis font alors bloc autour d’elle pour tenter de lui redonner le goût de vivre…
Comment survivre à la perte et au chagrin ? Quel courage l’existence peut-elle parfois exiger de nous ? Après Les Derniers Jours de Rabbit Hayes, Anna McPartlin nous offre de nouveau un roman à la fois caustique et profondément émouvant. Servi par un style plein d’esprit et un humour irrévérencieux, Mon midi, mon minuit est une ode à la vie.

Mon avis

Contrairement à quasiment toutes mes copines de la blogosphère, je n’avais pas eu de coup de coeur pour Rabbit l’an dernier, même si j’avais été très touchée par son histoire. Et maintenant que j’ai terminé ma lecture de Mon Midi, Mon Minuit, je peux vous dire que j’ai préféré ce deuxième roman qui m’a davantage touchée.
Les thèmes sont pourtant tout aussi bouleversants, dans l’un comme dans l’autre. Mais je pense que j’ai préféré la façon dont est abordée la mort dans ce deuxième livre : par le prisme de ceux qui restent. L’accent est moins porté sur l’aspect dramatique de l’événement, même si les deux situations sont tout aussi tragiques. Dans le premier cas, Rabbit SAIT qu’elle va partir, des suites de sa maladie, et a le temps de dire au revoir à ses proches. Dans le second, la disparition de John est si soudaine que la douleur n’en est pas moins grande.

J’ignore à vrai dire pourquoi Mon Midi, Mon Minuit m’a plus touchée. Mais le fait est là : j’ai eu le coeur renversé par cette histoire qui s’est insinuée jusqu’à mon coeur. Peut-être est-ce en raison de mon état émotionnel du moment, qui m’a permis de me mettre plus facilement à la place d’Emma. Peut-être me suis-je davantage identifiée à elle en raison de son âge, de son vécu, de son histoire. Peut-être l’ai-je comprise parce qu’elle me rappelait des souvenirs. En tout cas, Emma est un personnage entier que j’ai adorée de A à Z… malgré son aveuglement très certain !

J’ai aimé toute cette bande d’amis qui apprend à surmonter la perte d’un être cher, qui se soutient dans cette épreuve, qui apprend à vivre l’après. J’ai aimé cette idée de l’amitié qui est pour moi fondamentale et très importante dans ma vie. Ils m’ont d’ailleurs fait penser à ma bande de copines, je me suis vue en eux tous, et surtout, je les ai trouvés beaux, vivants, unis, soudés.

Cette histoire, c’est celle de la vie dans tout ce qu’elle a de plus « ordinaire » : on y côtoie la mort, on y noie ses peines, on y célèbre ses joies, et on partage tous ces moments précieux avec ceux qu’on aime. J’ai été très touchée par le destin de Nigel, en particulier, même si je me suis attachée à tous les personnages que l’on rencontre dans cette fabuleuse ôde à la vie. Ce roman signe également un magnifique hommage à l’amitié dans ce qu’elle a de plus précieux.

Et dernier point, s’il fallait encore vous convaincre : regardez-moi cette couverture absolument magnifique ! Je suis totalement FAN !

En conclusion

Avec ce roman, Anna McPartlin confirme son talent pour les histoires belles, profondes, touchantes, et profondément humaines. J’ai ri et pleuré avec Emma, une héroïne chère à mon coeur, qui continuera à me suivre longtemps. Ne passez surtout pas à côté de cette pépite émotionnelle.

La Parisienne

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