De tes nouvelles,
Agnès Ledig

L’an dernier, j’avais découvert l’auteure avec ma lecture d’On regrettera plus tard, dont De tes nouvelles est la suite. J’avais aimé la douceur et la poésie qui se dégageait de l’écriture d’Agnès Ledig, aussi étais-je assez enthousiaste à l’idée de retrouver l’auteure dont tous les autres titres sommeillent dans ma PAL. Merci à ma copine La Rousse Bouquine de m’avoir accompagnée dans cette lecture, et aux éditions Albin Michel pour cet envoi.

Le résumé

Valentine, institutrice dans un village vosgien, avait vu entrer dans sa vie Eric, meurtri par la mort de sa femme, et sa fille Anna Nina. Devenus amants, Eric et elle se sont séparés, incertains de leurs sentiments. Le veuf inconsolable est cependant revenu avec sa fille et la fondation d’une nouvelle famille semble être une évidence. Mais une présence masculine inattendue vient semer le trouble.

Mon avis

J’ai pris ce livre un peu comme il venait, avec le lointain souvenir de ma lecture d’On regrettera plus tard, sans toutefois me rappeler de tous les détails, j’avais juste les personnages et l’histoire globale en tête. Je ne savais pas vraiment dans quoi De tes nouvelles allait me plonger, quel serait le coeur du roman, le noeud de l’intrigue, mais j’étais simplement heureuse de retrouver Valentine, Eric, Anna-Nina, Gustave et Gaël. Et c’est probablement la raison pour laquelle j’ai pu savourer cette lecture.

Car Agnès Ledig est une auteure qui se savoure, d’après ce que j’ai entendu dire, et d’après ce que j’ai expérimenté avec ses deux derniers romans. Ce roman aborde de nouvelles questions par rapport au premier : la stabilité dans l’éducation d’un enfant, la reconstruction amoureuse après le deuil, l’image et l’amour de soi. Des sujets portés par des personnages toujours aussi attachants. J’ai même été surprise de voir apparaître la question de la vie après la mort, ou tout du moins du don de « médium », auquel on adhère… ou pas. La porte est libre et grande ouverte pour chacun puisse avoir son avis, et que tous le respectent.
Le message profond que je retiens de cette lecture est principalement un appel à la tolérance : envers nos faiblesses et celles des autres.

J’ai cependant trouvé que parfois, Agnès Ledig trainait en longueur et écoutait un peu ses personnages, sans trop savoir où aller. Comme avec ce bûcheron qui débarque, et qui laisse planer une ombre finalement inutile sur le bonheur de Valentine, puisque la menace sera finalement évincée. J’ai aimé cette idée de la possibilité d’une autre voie, ce choix qui est fait par la protagoniste, consciente qu’une autre option s’offre à elle. C’est l’une de mes croyances dans la vie. Pour autant, je trouve que cette option aurait mérité d’être davantage creusée, car l’émoi causé par Yann est finalement bien rapide et trop peu entretenu, à mon goût. C’est peut-être parce que je n’ai jamais rien ressenti de tel et que cela me paraissait bien trop « romancé ».
C’est cette intrigue peut-être un peu trop en surface et l’absence des chapitres revenant dans le passé qui m’ont fait préférer le premier tome à cette suite.

En conclusion

J’ai passé un joli moment avec ce roman d’Agnès Ledig, même si, je pense, il n’a pas la profondeur du précédent. J’ai aimé retrouver des personnages attachants, que l’on aimerait côtoyer nous aussi au quotidien pour partager avec eux leur petite bulle de bonheur. Une lecture agréable et douce.

La Parisienne

De la même auteure :
On regrettera plus tard

Publicités