Entre mes doigts coule le sable,
Sophie Tal Men

L’an dernier, j’avais adoré ma lecture du premier roman de Sophie Tal Men, Les yeux couleur de pluie. Je pense que c’est un roman que j’avais lu exactement au bon moment, et sa douceur m’avait transportée. J’attendais cette suite avec beaucoup d’impatience, peut-être un peu trop ? Je remercie les éditions Albin Michel pour cette lecture.

Le résumé

Pas facile de concilier médecine et vie privée quand on est internes à l’hôpital ! Marie-Lou, qui a quitté sa Savoie natale pour Brest, et Matthieu, le ténébreux surfeur, sont tombés amoureux au premier regard. Mais entre leurs stages en psychiatrie et en neurochirurgie, les nombreuses gardes à effectuer, les apéros au « Gobe-mouches » et les fêtes carabines, leur histoire d’amour n’est pas un long fleuve tranquille. C’est plutôt la valse des sentiments… Surtout quand leurs proches deviennent leurs patients. Matthieu parviendra-t-il à vaincre ses peurs et à laisser Marie-Lou entrer dans sa vie ? Marie-Lou apprendra-t-elle à laisser glisser le sable entre ses doigts ?

Mon avis

La première chose que j’ai constatée en tenant ce roman entre mes mains, c’est ce titre qui m’a sauté aux yeux. Ce titre m’a tout de suite fait penser à un roman d’Agnès Martin-Lugand (Entre mes mains le bonheur se faufile), je les ai trouvés un peu trop similaires et je me suis demandée dans quel mesure l’influence d’Agnès s’était étendue jusqu’à ce roman de Sophie Tal Men : est-ce que le contenu s’en rapprocherait également ?

Lorsque je me suis replongée dans la lecture de cette série, je me souvenais seulement vaguement du souvenir de la Bretagne, de Marie-Lou et de Matthieu, et bien sûr de leurs études en médecine. J’avais gommé de ma mémoire le souvenir de Josic, du petit bar dans lequel ils se donnent rendez-vous, et même Anna s’était un peu effacée. J’avais donc tout à réapprendre.
Le début de ma lecture a été en cela un peu laborieux, d’autant que j’ai trouvé le rythme extrêmement lent. J’avais du mal à me remémorer les événements, et les scènes de vie dans le monde hospitalier m’ont vraiment rebutée. Je ne suis pas du tout familière avec le jargon médical, et en dehors de quelques épisodes de Grey’s Anatomy, mes connaissances sont vraiment limitées. Alors lire plusieurs descriptions d’intervention chirurgicale m’a vraiment profondément ennuyée.

Mon problème avec ce roman vient du fait que je ne voyais pas du tout où l’auteure voulait en venir. J’ai trouvé qu’il ne s’y passait pas grand chose, je me suis un peu lassée, j’ai trouvé le temps long. Même Marie-Lou, dont j’avais apprécié la douceur, m’a parue fade et un peu inutile. Pour moi, cette suite n’était pas nécessaire, et j’ai été assez déçue de la tournure des événements.

Heureusement, un élément inattendu surgit vers la fin du roman et a ravivé mon intérêt pour Marie-Lou et Matthieu. Bon, cela a permis à Marie-Lou de pardonner un peu trop facilement à Matthieu à mon avis, mais ça, c’est subjectif. Je regrette que l’auteure n’ait pas commencé par là, et qu’elle n’ait pas questionné les liens de leur relation à partir de ce moment-là. Finalement, je n’ai pas été convaincue par la démarche de l’auteure qui m’a un peu perdue en cours de route.

En conclusion

J’avais tant aimé Les Yeux couleur de pluie que je sors déçue de la lecture de cette suite, qui ne m’a pas du tout convaincue. J’ai trouvé le rythme très long, mon intérêt était assez faible pour les histoires adolescentes du couple formé par Marie-Lou et Matthieu. Heureusement, la fin a su me surprendre, mais j’aurais aimé que l’événement qui survient soit le point de départ de l’intrigue. Je verrai ce que donnera le troisième tome de cette trilogie.

La Parisienne

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