Chère Ijeawele
Chimamanda Ngozie Adichie

Chimamanda Ngozie Adichie est une auteure que je connais pour son féminisme et que j’apprécie pour ses textes qui ne me laissent jamais indifférente. Lorsque j’ai découvert cette lettre publiée chez Gallimard sur le blog de mon amie Pretty Books, j’étais sûre de vouloir le découvrir. Et c’est d’ailleurs elle qui me l’a offert lors de sa dernière visite à Paris ! Merci Fiona pour cette lecture, tu n’aurais bien évidemment pas pu viser plus juste.

Le résumé

À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d’une missive enjouée, non dénuée d’ironie, qui prend vite la tournure d’un manifeste. L’écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d’une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s’adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l’enfant qui subsiste en nous et qui s’interroge sur l’éducation qu’il a reçue. Chacun y trouvera les clés d’une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager.

Mon avis

Ce livre est, je crois, celui que j’aurais aimé écrire un jour. C’est un condensé tellement utile et indispensable de tout ce que je pense et partage au sujet du féminisme, que je n’ai pas pu m’empêcher de le dévorer d’une traite et d’approuver chacune des phrases qu’il contenait. Ce livre devrait être lu par tous.

Par delà les croyances, les religions, les nationalités, Chère Ijeawele rassemblera chacun d’entre nous autour du droit des femmes, à travers des conseils, des suggestions simples et pourtant tellement élémentaires ! J’ai tout simplement adoré, de la première à la dernière ligne.

Il y a tant d’exemples marquants et parlant dans cette lettre ! Tellement de choses porteront à réflexion. Je retiens notamment plusieurs moments : d’abord, lorsque Chimamanda évoque la question du mariage. Une femme doit changer de nom, et de titre lorsqu’elle se marie. Cela implique donc que l’on attende d’elle qu’elle change également son comportement, contrairement à l’homme qui conserve son patronyme et continue à se faire appeler « Monsieur ». Pourquoi ?
De même, la question de la demande en mariage m’a fait sourire. Pourquoi serait-ce seulement et toujours à l’homme de faire sa demande ? Une femme ne peut-elle pas prendre les devants, elle aussi ? Ce livre est truffé d’exemples qui vous feront réévaluer certaines situations.

Si plus tard, j’ai la chance d’avoir un enfant, je lui offrirai ce livre à mon tour. Que ce soit une fille comme un garçon, peu importe, car ce livre mérite d’être lu par tous, et ce dès le plus jeune âge. Peut-être qu’ainsi, enfin, les choses commenceront à changer.
Je pense d’ailleurs que cette lettre mériterait de figurer au programme dans les collèges ou les lycées, au même titre que d’autres romans classiques et fondamentaux. C’est d’ailleurs déjà le cas dans de nombreux pays, comme me l’a fait remarquer mon amie Fiona.

En conclusion

Chère Ijeawele présente un recueil simple de « conseils » pour l’éducation d’un enfant dans le respect du droit des femmes et de l’égalité entre les deux sexes. C’est un court livre indispensable, à lire et à offrir à tout le monde. Une mine d’or dont j’ai partagé chacun des mots, de la première à la dernière page.

La Parisienne

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