La Fille Idéale
Gilly MacMillan

L’an dernier, j’avais pu découvrir Ne pars pas sans moi, le premier roman de Gilly MacMillan, et je l’avais dévoré et adoré. Naturellement, donc, lorsque les éditions Les Escales m’ont proposé de découvrir le second roman de l’auteure, je ne me suis pas posé beaucoup de questions avant d’accepter. Je remercie la maison d’édition pour cette lecture.

Le résumé

Zoe est la fille idéale : élève brillante, enfant modèle, musicienne talentueuse… Pourtant, l’adolescente cache un lourd secret : quelques années auparavant, elle a été à l’origine d’un
tragique accident.
Zoe tente à présent de se reconstruire. Sa mère, Maria, et elle ont emménagé dans une autre ville. Maria s’est remariée avec un homme qui ignore tout de leur passé. Pour la mère, l’accident et ses répercussions n’ont plus aucune place dans le cocon de la  » famille idéale  » qu’elle a créée.
Le soir où Zoe doit donner le concert pour lequel elle se prépare depuis des mois, la nuit tourne au cauchemar et un meurtre est commis. Alors que tous essayent de comprendre les raisons de ce crime, Zoe sait que la vérité n’est jamais aussi simple que l’on pourrait le penser et que les apparences sont souvent trompeuses.

Mon avis

À la lecture de ce résumé, et surtout lorsque j’ai découvert la couverture de ce roman, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Amelia, un roman que j’ai vraiment adoré (et que je vous conseille si par le plus grand des hasards vous ne l’auriez pas encore lu). Une telle comparaison est toujours risquée, puisque forcément, mon niveau d’attente s’est quelque peu augmenté, d’autant que j’avais également beaucoup aimé le premier roman de l’auteure. Qu’en est-il finalement ?

La Fille Idéale nous plonge au coeur d’une soirée au cours de laquelle un drame se produit. Un drame qui, évidemment, fait ressurgir le souvenir du soir de l’accident de Zoé. Ici, il est question de justice, d’erreur judiciaire, de mensonge, d’illusions, de mariage et de divorce… Bref, il faut creuser derrière les apparences pour se faire une idée.
Dès le début, nous avons des soupçons sur un présumé coupable que tout semble accabler. Et puis finalement, les doutes surgissent, et j’en suis venue à soupçonner tout le monde. Zoé dit-elle vraiment la vérité, n’est-elle pas tout simplement schizophrène ? Que s’est-il réellement passé au Centre avec Jason ? Lucas est-il le fils aussi parfait qu’il prétend être ? Chris ne fait-il pas un trop bon coupable ? De quoi parle donc ce fichu scénario (même si on s’en doute un peu trop vite) ?

Finalement, j’ai trouvé que ces questions arrivaient assez tardivement, et je n’ai pas été tenue en haleine comme j’aurais souhaité l’être. L’histoire est très linéaire et se déroule dans un espace-temps assez réduit, le récit comporte son lot de longueurs qui m’ont parfois un peu pesée, surtout sur la fin, une fois l’identité du coupable démasquée.

La narration alterne entre chacun des personnages, et j’ai trouvé dommage que les différences de langage et de caractère ne soient pas suffisamment marquées.
De même, le rôle de Sam, l’avocat de Zoé, est assez survolé. Ce personnage n’apporte finalement pas grand chose à l’intrigue, alors que l’on pouvait le croire indispensable. Et sa maladie est un élément qui ajoute un peu de pathos sans ce que cela soit nécessaire.

En définitive, je ressors un peu déçue de cette lecture, car j’en attendais plus. L’histoire m’a semblé longue, répétitive. J’ai par moment eu l’impression de tourner en rond. J’aurais préféré être davantage surprise par les rebondissements, mais là n’est pas l’objectif de ce thriller.

En conclusion

La Fille Idéale est un roman qui porte bien son nom, et ce titre veut tout dire. Il y est question d’apparences, de vérité, d’erreur judiciaire, et de bien d’autres choses encore. Malgré une histoire intrigante, je me suis par moments ennuyée en raison des longueurs et du manque de surprises et de rebondissements. Une lecture agréable. 

La Parisienne

De la même auteure :
Ne pars pas sans moi

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