Celui d’après
Jessica Cymerman

Lorsque j’ai découvert la magnifique couverture de ce roman, j’ai totalement craqué. Tellement que je n’ai même pas pris la peine de lire la quatrième de couverture avant de me dire « Je le veux ! », et ce malgré les avertissements de mes copines Lectrices Charleston qui l’ont moyennement apprécié. Je remercie les éditions Charleston pour cette lecture.

Le résumé

Jean et Anna, c’est le couple que tout le monde envie. Jeunes, beaux, follement amoureux, tout leur réussit. Le mariage est prévu, la route est tracée. Mais Jean meurt dans un accident. La vie de la jeune femme s’effondre. Les mois passent, le deuil se fait, petit à petit. Alors Anna décide qu’il faut qu’elle aille de l’avant. Et elle veut trouver l’homme parfait. Mais l’homme parfait, c’était Jean, et Jean, elle l’a perdu. Alors elle se met en tête de trouver son parfait sosie. Et quand elle rencontre Frédéric, sa vie va changer.

Mon avis

Après avoir terminé ma dernière lecture, je ne savais pas vers quoi me pencher. J’avais envie d’un roman léger, de littérature contemporaine, d’un livre court que je pourrais dévorer rapidement. Celui d’après m’est vite apparu comme le choix idéal. Et effectivement, je l’ai très rapidement lu.

Lorsque j’ai repéré ce roman (après la surprise de la couverture, je me suis quand même intéressée à la 4ème), je me suis fiée au résumé qui me rappelait énormément Les Gens heureux lisent et boivent du café, l’un de mes romans préférés. Mais après avoir discuté avec plusieurs lectrices Charleston, je savais que la tonalité du roman serait radicalement différente. Et en effet : si vous ouvrez ce livre avec l’intention de retrouver le condensé d’émotions caractéristique d’une période de deuil, alors vous risque fortement d’être désappointé par le contenu plutôt… surprenant.

Ici, il n’est en réalité pas question d’accepter sa douleur, de l’écouter, de lui faire place. Non, rapidement, l’obsession de l’héroïne va virer à l’irrationnel le plus total : elle va vouloir remplacer son amour perdu, quelques mois seulement après sa mort. Déjà, il faut dire que cette idée est un peu saugrenue. Mais lorsque l’on voit par quels moyens elle s’y prend… je n’ai pas pu me retenir de pouffer de rire.
Car ce roman est loin d’être à prendre au premier degré. Au contraire, il m’a plutôt fait penser à une chicklit qui manquait peut-être un peu d’humour ou qui ne reprenait pas intégralement les codes. C’est un roman hybride, le point de départ était prometteur, le traitement laisse un peu plus à désirer, mais l’intention est là.

Bien sûr, je n’ai pas du tout adhéré à la démarche de l’héroïne. Mais ce n’est pas vraiment ce que l’on me demandait, alors j’ai juste pris le livre pour ce qu’il était, comme il venait, et j’ai bien rigolé. Je trouve que le roman est un peu trop court, il manque beaucoup de développement, surtout dans toute la première partie… et à la toute fin, qui arrive comme une cerise sur le gâteau. Dommage, cela méritait de prendre plus son temps.
De même, je n’ai pas trouvé l’héroïne très attachante. J’aurais aimé que l’auteure la rende un peu plus maladroite ou plus drôle, comme une sorte de Bridget Jones. Là, je l’ai en réalité trouvée assez fade et insipide.

Pour ce qui est du style, j’ai vraiment eu du mal à accrocher, je l’ai trouvé très pauvre. L’écriture n’a rien d’original, elle est même plus que banale. Quant aux dialogues… ils m’ont également fait rire tellement j’avais par moment du mal à y croire.

En conclusion

Pour apprécier ce roman, il faut être averti qu’il n’y sera absolument pas question de sentiments ou de deuil. Au contraire, les aventures loufoques et rocambolesques de l’héroïne portent plutôt à rire. J’ai regretté un manque de profondeur ou, à défaut, un vrai penchant pour la chicklit avec davantage d’humour. Le dosage n’était pas réussi à mes yeux. Il n’empêche que j’ai passé un moment sympa, même si je risque de vite oublier ce petit roman.

La Parisienne

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