Tu peux toujours courir
Valérie Chevalier

Une bonne chicklit de temps à autres ne fait de mal à personne, surtout en été, la période propice à ce genre ! C’est pourquoi j’ai décidé de me lancer dans Tu peux toujours courir de Valérie Chevalier, pour terminer le mois d’août en beauté. Je remercie les éditions Charleston pour cette lecture.

Le résumé

Chanteuse dans un bistro, Alice consomme les rendez-vous galants comme on mange du pop-corn devant un film. Jamais d’attachement, c’est plus simple comme ça. Maud travaille dans une salle de gym et rêve de l’amour avec un grand A. Elle a du caractère mais se retrouve souvent prise au dépourvu, car elle baisse la garde trop vite. Entre deux 5 à 7, nos héroïnes courent après le bonheur. Un quotidien tantôt rocambolesque, tantôt douloureux, mais jamais dénué d’humour et d’autodérision !

Mon avis

À mes yeux, la chicklit est un genre plutôt facile à écrire, facile à lire également… mais la difficulté réside en la capacité de l’auteure à sortir des sentiers battus et marquer son lecteur pour se démarquer des autres. Des romans de chicklit, j’en ai lus et j’en lirai encore pas mal, car c’est vraiment le genre que je préfère pour l’été. Tu peux toujours courir avait donc tout pour me plaire d’avance – regardez un peu cette couverture, personnellement j’en suis fan ! Mais le pari de s’imprégner dans mon esprit comme un incontournable n’est pas pour autant réussi.

Ce roman m’aura fait passer un bon moment, et je le conseillerais à toutes les filles (oui, c’est plutôt un roman féminin je trouve) qui ont envie de se détendre à la plage, qui n’ont pas forcément l’habitude de lire et qui ont envie de rigoler un peu. Mais je ne pense pas qu’il conviendra à des lecteurs plus exigeants, qui risquent de s’y ennuyer un peu, comme ce fut mon cas.

Si j’ai aimé les deux personnages principaux que j’ai trouvés drôles et sympathiques, il m’a en revanche manqué un peu de fond pour rendre cette histoire plus authentique et originale. Nous avons là deux jeunes femmes qui font passer leur amitié avant tout, et qui vont passer leur temps à se prendre des cuites en se lamentant de l’échec de leur vie sentimentale respective. Et puis, évidemment, retournement de situation final et tout se passe au mieux pour elles deux.

Je n’ai pas non plus trouvé l’ambiance québécoise dans laquelle je m’attendais à être plongée. Je pensais que le contexte serait plus présent et aurait plus de poids, et permettrait à ce livre de se démarquer des autres. Mais finalement, je n’ai pas vu beaucoup de « québéquismes » (je crois que je viens d’inventer un mot), les expressions et/ou incompréhensions ne m’ont pas paru si extravagantes que ce à quoi je m’attendais.

En conclusion

Ce livre m’aura fait passer un bon moment, mais malheureusement il ne figurera pas parmi mes tops lectures du genre. Je l’ai apprécié sans pour autant le savourer, et je crois que j’en attendais bien plus. À lire pour les lecteurs occasionnels qui recherchent un livre à emmener à la plage.

La Parisienne