Danser, encore
Julie de Lestrange

L’an dernier, j’avais beaucoup aimé ma lecture de Hier encore, c’était l’été, le premier roman de Julie de Lestrange. Depuis, j’ai eu la chance de la rencontrer à plusieurs reprises, et lorsque j’ai appris que la suite allait sortir, je n’ai évidemment pas hésité longtemps avant de me décider à le lire. Un grand merci aux éditions Mazarine pour cette lecture.

Le résumé

Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance. Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la chute est brutale. En une décennie, cette jeunesse perdue mais pas désillusionnée va devoir apprendre à se battre pour exister. À travers les drames subsistent l’amitié, les fous-rires et les joies. Et l’amour, qui les sauvera.
Tendre portrait d’une génération, Hier encore c’était l’été est un roman résolument optimiste qui accroche le cœur pour ne plus le lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de nos victoires et de nos peines.
C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie.

Mon avis

Après avoir adoré le premier roman de l’auteure, mes attentes étaient forcément très hautes pour ce second roman prometteur. D’autant que l’on retrouve les mêmes personnages qui m’avaient tant plu auparavant, j’étais donc très impatiente de les retrouver.
Ici, Alexandre, Marco, Sophie, Anouk ont grandi. Ils ne sont plus les adolescents, les jeunes adultes qu’ils étaient. Ils ont des enfants, des responsabilités, des boulots, une routine bien huilée. Oui, mais pourtant, un événement va venir bouleverser leurs existences respectives, et rien ne sera plus jamais comme avant.

Ce que j’aime avec Julie de Lestrange, c’est sa capacité à décrire la réalité, le quotidien, la vie de gens comme vous et moi. Ses personnages ne sont pas extraordinaires, tout au contraire, ils n’ont aucune capacité physique, ce ne sont pas des « héros ». Ce sont des gens simples, ordinaires donc, et il est facile de s’identifier à eux. Et laissez-moi vous dire que c’est le style de littérature contemporaine que je préfère. Je n’ai pas besoin d’éléments surnaturels ou d’attachement particulier à un personnage hors du commun pour être touchée par une histoire.

Dans ce roman, il est question de deuil, de reconstruction, de soutien. La famille, les amis, évidemment, y ont encore une place prépondérante. J’ai aimé retrouver les liens si forts qui unissent la bande. J’ai aimé en apprendre davantage sur leurs difficultés, découvrir que, même dans les romans, parfois, la vie n’est pas rose. J’ai été touchée par leurs comportements, leurs réactions, leurs émotions. Encore une fois, l’écriture de Julie de Lestrange a su m’émouvoir.

Dans cet opus, c’est probablement Marco qui m’aura le plus touchée cette fois-ci. Son indécision, ses peurs et ses doutes m’ont profondément marquée, on le découvre plus fragile qu’auparavant. Je suis également impressionnée par la force d’Anouk, son personnage s’est développé d’une façon très noble et j’ai adoré le rôle qu’elle remplit ici.
Finalement, j’aurais aimé pouvoir les suivre tous encore 200 pages de plus. Ils font partie de mon petit coeur de lectrice. Welcome home, guys.

En conclusion

Julie de Lestrange a une écriture douce, elle parvient à décrire une réalité ordinaire avec réalisme, émotion et sincérité. J’aime ses personnages attachants et leurs aventures, et je serai assurément au rendez-vous pour découvrir les prochains qui succéderont à Alexandre et Marco. Voilà encore un roman sur la vie et tout ce qu’elle porte en elle de doux et d’amer.
Merci Julie pour ce joli moment !

La Parisienne

De la même auteure :
Hier encore, c’était l’été