Hello Readers !

Aujourd’hui, je m’adresse à vous à travers un article un peu particulier, puisque j’avais envie de vous parler un peu… de mon métier. Plus qu’une envie, même, cet article s’est imposé comme une nécessité. Je vous explique pourquoi.

Cela fait trois ans et demi que ce blog est ouvert. Ce blog, mon bébé, celui que j’ai vu grandir et s’épanouir. Si je l’ai créé à la base, c’est parce que très peu de personnes de mon entourage lisaient, et j’avais envie d’échanger avec des lecteurs, avec des gens passionnés par les livres, des gens qui pourraient me donner des conseils, avec qui je pourrais avoir des conversations sur mes personnages préférés, débattre sur certaines scènes, etc. De fil en aiguille, ce blog a pris de l’importance, sans que je sache réellement comment, et je vous en remercie de tout mon coeur.
Progressivement, je me suis fait des amies. Des gens qui ont une place très importante pour moi, que je n’ai pas besoin de citer car elles sauront se reconnaître d’elles-mêmes. Des amitiés très fortes avec des personnes avec qui j’échange chaque jour, et plus seulement en ce qui concerne les livres.
Grâce au blog, j’ai aussi découvert des maisons d’édition incroyables, des auteurs formidables, j’ai pu être invitée à un tas d’événements inimaginables. J’ai énormément de chance, en vivant à Paris, d’être à proximité de cette culture en ébullition, et c’est une richesse immense de pouvoir assister à tous ces projets.


En parallèle de cela, cela fait désormais plus de deux ans que je travaille dans le secteur qui me passionne, l’édition (évidemment). J’exerce un métier que j’adore, mais il devient de plus en plus compliqué pour moi de séparer les deux. J’ai toujours eu à coeur de ne pas faire interférer mon blog dans ma sphère professionnelle, et inversement (d’ailleurs, je blogue de façon anonyme, même si au fur et à mesure du temps, avec les rencontres, les copines, cela devient compliqué de rester « anonyme »).
À cela s’ajoute un élément récent qui complique encore plus les choses : pour mon travail, j’ai commencé à tourner des vidéos. Des vidéos dans lesquelles je parle de livres édités dans la maison d’édition dont je fais partie. Donc, évidemment, mon visage est associé à la marque, à ce genre, à ces lectures-là. Alors qu’avec mon blog, toujours supposément anonyme, je ne montre pas mon visage, et j’ai encore moins de chaîne Youtube (je ne suis pas suffisamment à l’aise avec cet exercice). Si je me suis aujourd’hui lancée dans l’aventure Youtube, c’est avant tout pour des raisons professionnelles : soyons clairs, mon chef me l’a demandé, j’ai accepté en sachant ce que cela impliquait.

Pour autant, j’ai à coeur de ne pas tout mélanger. Ce que j’incarne dans mon univers professionnel est à dissocier de ma vie de blogueuse. Si je n’en ai jamais rien dit publiquement, c’est avant tout parce que je ne veux pas vous laisser penser que mon blog est « sponsorisé » par la maison d’édition dans laquelle je travaille, car ce n’est absolument pas le cas. Bien évidemment, il m’arrive de chroniquer des livres de la maison d’édition pour laquelle je travaille, mais mes avis restent toujours honnêtes. La sincérité est ce qui me tient le plus à coeur, même lorsque je n’apprécie pas un ouvrage, j’essaie toujours de vous expliquer pourquoi de façon constructive, en insistant sur la subjectivité de la lecture. Ce n’est pas parce qu’un ouvrage ne me convient pas qu’il ne vous plaira pas, à vous. Nous avons une sensibilité, et un vécu différents qui nous font aller vers des choses différentes, et c’est très bien : il en faut pour tout le monde.


Je ne citerai pas la maison d’édition pour laquelle je travaille. Ceux qui me connaissent le savent déjà, d’autres le devineront sûrement. Sachez juste que la vie de mon blog, Carnet Parisien, n’est dicté que par mes envies de lectures, et par rien d’autre.

Merci de m’avoir lue, merci de me suivre, merci pour tout !
La Parisienne

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