Révoltées
Carole Trébor

J’aime toujours les romans lorsqu’ils traitent de sujets « lourds », « graves », en particulier lorsqu’ils s’adressent à une cible jeunesse. Je ne peux m’empêcher d’être curieuse de découvrir comment l’auteur y traite son sujet. Je remercie les éditions Rageot pour cette lecture.

Le résumé

Octobre 1917, Moscou. La révolte gronde. Dans un monde en guerre, les Russes réclament la paix et contestent le pouvoir en place. Tandis que Tatiana rejoint un groupe de jeunes artistes qui rêvent de balayer l’ordre établi, sa sœur Lena prend les armes avec les révolutionnaires. Bientôt Piotr, leur ami d’enfance, s’engage à son tour. Se battront-ils du même côté des barricades ?

Mon avis

J’attendais beaucoup de ce livre court, peut-être un peu trop pour les 200 pages de lecture qu’il nous offre, tant et si bien que j’ai été profondément déçue par cette lecture. 
Ce titre est clairement à destination des adolescents, sa couverture à elle seule l’exprime de manière évidente. Pourtant, j’ai trouvé qu’il était très inaccessible, surtout pour des ados qui connaissent peu ou mal l’histoire de la révolution russe qui est assez rapidement balayée à l’école (enfin, je parle simplement de mon expérience, je sais que les programmes ont changé depuis). Les faits sont trop rapidement évoqués, il y a peu de détails sur les réelles revendications des deux camps en dehors des Bolchéviks qui réclament la révolution pour nourrir le peuple (ce qui est assez schématique), et je pense que c’est un livre qui sera difficilement compris par son public.

Par ailleurs, j’ai profondément détesté le personnage de Lena. Elle n’est jamais présente et ne semble pas se soucier du sort de sa famille, elle ne semble même pas attachée à elle, alors que Tatiana et sa babouchka ne font que s’inquiéter pour elle. L’action est décrite rapidement, et voir une adolescente de 17 ans se battre de cette façon est à la fois brutal et soudain, non seulement pour Tatiana mais également pour le lecteur. Je me suis vite lassée de ces personnages et j’ai fini par survoler le reste du roman tant je n’arrivais pas à accrocher.

Malheureusement, je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire et ne me suis pas passionnée pour l’intrigue, alors qu’elle avait tout pour me plaire. Je crois que cela vient de mon antipathie vis-à-vis de personnages que j’ai trouvés peu attachants et difficilement accessibles, à l’image du roman.

Tout allait trop vite dans cette histoire, et je n’ai pas réussi à accrocher. Je trouve le sujet, pourtant très intéressant, assez survolé ici. Voilà qui est bien dommage, d’autant qu’il s’agissait d’un roman adapté d’une histoire vraie, de personnages ayant réellement existé, comme j’ai aimé le découvrir à la fin.
Dans le même esprit, je vous conseillerais plutôt le merveilleux roman de Ruta Sepetys, Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre, dont j’ai savouré chaque mot jusqu’à la fin (une pépite d’émotions).

En conclusion

Malheureusement, je n’ai pas su entrer dans cette lecture que j’ai fini par survoler à la fin. Les ingrédients que j’attendais n’y étaient pas, et je me suis retrouvée face à un roman dont je n’ai pas aimé les personnages ni le déroulé un peu trop survolé et rapide. Encore une fois, voici un roman à destination des adolescents que je trouve mal adapté à sa cible, il suppose que son public connaisse assez bien l’histoire russe, et permet tout au plus de compléter un cours d’histoire plus détaillé. Dommage, j’en attendais plus…

La Parisienne

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