Le joueur de billes
Cecelia Ahern

Pour moi, la lecture d’un roman de Cecelia Ahern est toujours la promesse d’un bon moment. Cette auteure est dans mon esprit associé aux livres feel good par excellence, et je sais que lors de moments un peu fastes en lectures fortes, je peux me tourner vers elle pour un moment de légèreté. Je remercie les éditions Milady pour cette lecture.

Le résumé

Lorsque Sabrina Boggs tombe par hasard sur une mystérieuse collection de billes ayant appartenu à son père, elle réalise soudain qu’elle ne sait rien de l’homme avec qui elle a grandi. Et cet homme dont la mémoire part à la dérive ne peut pas l’aider : il a lui-même oublié qui il était. Sabrina ne dispose que de vingt-quatre heures pour déterrer les secrets de l’homme qu’elle croyait connaître. Une journée à exhumer des souvenirs, des histoires et des gens dont elle ignorait l’existence. Une journée qui va la changer, elle et les siens, à jamais.

Mon avis

Je crois que je suis actuellement dans un état d’esprit tout à fait positif pour me plonger dans de nouvelles lectures. J’essaie de réduire la quantité de SP reçus, et par conséquent je ne me sens plus contrainte à lire dans l’urgence, ce qui fait que je me tourne vers un roman uniquement lorsqu’il me fait envie et que je le savoure d’autant plus. C’est exactement ce qui s’est produit avec Le joueur de billes, c’est un roman que j’ai lu au bon moment. Et je n’insisterai jamais assez sur l’importance du « bon moment », il ne sert vraiment à rien de se forcer en lecture (ni en rien d’autre en réalité, quoique pour le ménage… ça se discute !)

Commençons par l’essentiel : j’ai profondément aimé ce roman. Je crois que je me suis beaucoup attachée au personnage de Fergus, un homme profondément seul qui souffre de la disparition de son frère Hamish, la seule et unique personne de son entourage qui pouvait le comprendre. Fergus est un homme blessé par la vie, et surtout par sa femme Gina qui, lors de leur voyage de noce, aura un comportement qui conduira Fergus à cacher sa vraie passion, sa véritable identité pendant tout le reste de sa vie. C’est un personnage humain, qui a son lot de défauts, et auquel je me suis attachée malgré tout.
J’ai surtout beaucoup aimé la description de son environnement familial. Même si les Boggs et les Doyle n’ont pas une vie facile, l’auteure n’en rajoute pas dans le pathos et c’est une chose que j’ai appréciée. Je n’ai à aucun moment ressenti que l’auteure cherchait à me tirer les larmes.

De l’autre côté, nous avons Sabrina, une femme un peu perdue dans sa vie maritale et qui se met à enquêter sur le passé de son père lorsqu’elle découvre un homme qui lui est parfaitement étranger. Cette recherche la conduira à en apprendre plus sur Fergus, sur sa vie secrète, mais également sur elle-même.
Plus encore que Sabrina, c’est le personnage de Cat que j’ai profondément aimé. Une personne lumineuse, solaire, bienveillante, que j’ai tout de suite appréciée.

Dans ce roman, un bel hommage est rendu aux jeux des billes, et il en existe une multitude ! J’ignorais qu’autant de jeux existaient, et autant de billes aussi. Cela m’a rappelé quelques souvenirs d’enfance, quand j’y jouais moi aussi. Mais surtout, je trouve que l’auteure a pleinement su expliquer l’effet qu’une passion peut avoir sur l’existence d’une personne, et les conséquences sur son entourage. C’est un peu comme une drogue dont il est impossible de se passer et pour laquelle on serait prêt à tout.

Toute cette histoire de quête identitaire permet à l’héroïne mais également au lecteur de se poser les bonnes questions : connaît-on vraiment les gens qui nous entourent ? Pas forcément, et ce n’est pas pour autant un mal. Ici, c’est toute la relation entre un père et une fille qui va être bouleversée, allant de la colère et de l’incompréhension au pardon et à l’acceptation.

En conclusion

Ce livre m’a totalement embarquée dans son histoire, et je ne pensais pas l’apprécier autant. J’ai beaucoup aimé découvrir la vie de Fergus, ainsi que sa passion qui a guidé ses choix. J’aime toujours profondément les quêtes qui mènent les protagonistes à se jeter à corps perdu dans la recherche de leurs origines, du passé de leurs proches, les conduisant à se découvrir eux-mêmes sur le chemin. Un roman qui plaira à coup sûr à un public amateur de feel-goods !

La Parisienne

Publicités