Le Jardin de l’oubli
Clarisse Sabard

Je suis les romans de Clarisse depuis son tout premier, les Lettres de Rose. C’est une auteure que j’aime vraiment beaucoup, je prends toujours plaisir à découvrir ses nouveaux romans, et je sais que je serai au rendez-vous pour les prochains. Merci aux éditions Charleston pour cette lecture.

Le résumé

1910. La jeune Agathe, repasseuse, fait la connaissance de la Belle Otero, célèbre danseuse, dans la villa dans laquelle elle est employée. Une rencontre qui va bouleverser sa vie, deux destins liés à jamais par le poids d’un secret.
Un siècle plus tard, Faustine, journaliste qui se remet tout juste d’une dépression, se rend dans l’arrière-pays niçois afin d’écrire un article sur la Belle Époque. Sa grand-tante va lui révéler l’histoire d’Agathe, leur aïeule hors du commun. En plongeant dans les secrets de sa famille, la jeune femme va remettre en question son avenir.

Mon avis

Le Jardin de l’oubli nous plonge au coeur d’une histoire digne des grands romans Charleston, il était prometteur de tout ce que je préfère dans la ligne éditoriale de cette maison chère à mon coeur : on retrouve des destins de femme dans deux époques différentes. Faustine, de notre temps, est une trentenaire qui a largué son mec devant l’autel (mec qui, au passage, la trompait avec sa cousine. Sa cousine à LUI, pas à ELLE !), quant à Agathe, c’est une jeune femme de la Belle Époque bien décidée à prendre son destin en mains.

La Belle Époque est une période dont je connais fort peu de choses, j’ai aimé me plonger dans cette période historique que je connaissais mal. J’ai beaucoup appris, notamment sur la Belle Otero, car évidemment Clarisse a titillé ma curiosité et j’ai fait des recherches pour en apprendre davantage sur cette légende… qui a réellement existé !

J’ai été très touchée par Caroline, qui est pour moi le personnage le plus attachant de cette belle fresque familiale. Je me suis également beaucoup vue en Faustine, et j’ai partagé ses interrogations. Même si son histoire d’amour était un peu… de trop, pour moi. Quant à Agathe… j’ai aimé sa soif d’indépendance, et mon coeur s’est serré pour le gâchis qu’a été sa vie. Si seulement son choix avait été différent…

Je termine cette chronique avec un léger bémol : certains aspects du roman m’ont paru un peu survolés, ils arrivaient comme un cheveu sur la soupe et j’aurais vraiment aimé qu’ils soient davantage développés : je pense à l’immigration et à l’endométriose. D’un côté, j’ai apprécié que l’auteure ne s’appesantisse pas sur ces sujets pour tirer des larmes à ses lecteurs, de l’autre, j’aurais peut-être préféré que ce soit plus poussé. D’ailleurs, j’ai eu du mal à trouver les frères pakistanais crédibles : ils ne savent pas aligner trois mots dès le début du livre, mais font pourtant de longues phrases grammaticalement correctes. Ce n’est pas l’aspect du roman qui m’a le plus touchée.

En conclusion

Après lecture de ce troisième roman de Clarisse, je peux vous dire que j’ai réellement perçu une énorme évolution dans son style. C’est toujours un plaisir de suivre un auteur assidument pour constater ces changements. J’ai beaucoup aimé suivre l’histoire d’Agathe et de Faustine, et bien sûr de Caroline. Clarisse m’a même réservé quelques agréables surprises ! Ma préférence va toujours à la Plage de la mariée, un roman vraiment doudou que j’avais adoré l’été dernier, mais quoiqu’il en soit, je vous recommande chacun des romans de Clarisse car ils sont tous très savoureux. Déjà hâte de lire le prochain !

La Parisienne

De la même auteure :
Les lettres de Rose
La plage de la mariée

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