Je ne sais pas dire « Je t’aime »
Nicolas Robin

Ce roman était une découverte totale, lorsque j’ai ouvert le catalogue des éditions Le Livre de poche. Mais le pitch m’a tout de suite attirée : l’histoire se déroule à Paris, alors forcément, je me suis sentie concernée. En prime, j’aime les romans qui s’attachent à décrire le quotidien de plusieurs personnes simultanément (est-ce qu’on peut réellement parler de roman chorale lorsqu’ils ne sont pas écrits à la première personne ?). Merci aux éditions Le Livre de poche pour cette lecture.

Le résumé

Dans quatre jours, tout le monde ira voter pour le nouveau Président de la République. Tout le monde, même Joakim qui sest fait larguer en direct à la télé, même Bérangère qui sort de laéroport pour courir chez la psy, même Ben qui voit son couple senliser dans lennui, même Francine qui se fait rattraper par un passé longtemps enseveli. Tout le monde devra gérer sa crise personnelle avant daller à lisoloir et choisir entre Ségolène ou Nicolas. En période électorale où les sentiments ne sont pas de mise, quatre individus égarés dans Paris ont pourtant envie dentendre parler damour.

Mon avis

Ce roman a pour moi été une véritable bouffée d’air frais. Je l’ai ouvert avec un sentiment de légèreté, qui ne m’a pas quittée tout au long de ma lecture. Et je l’ai refermé surprise et profondément touchée.

Tout commence à Paris, où l’on fait la rencontre de Francine, qui apprend à 60 ans que sa mère ne l’a pas reconnue immédiatement à la naissance (il faut dire que c’est une fille de boche…), Juliette, une trentenaire marchande de chaussures pas des plus épanouies dans sa vie, Joachim, qui se fait larguer en direct à la télé et devient une star malgré lui, et Ben, dont la vie de couple stagne et qui prend la décision de quitter son compagnon à qui il n’arrive plus à parler.
Chacun de ces personnages a un problème : aucun d’entre eux n’arrivent à dire « je t’aime » à leurs proches. Pourtant, ils vont tous évoluer à leur façon et réussir à changer le cour de leur vie. Ils ne vont pas tous se rencontrer, mais leurs chemins vont se croiser à plusieurs reprises.

J’ai vraiment aimé la narration de ce roman. Les chapitres sont courts, ce qui donne envie de poursuivre sans voir les pages défiler. C’est un roman sans prétention, j’ai vraiment eu l’impression que l’auteur écrivait avec son coeur, sans trop se prendre au sérieux. Il aborde des sujets pourtant douloureux comme les femmes tondues après la guerre pour avoir couché avec l’ennemi, la pédophilie, l’homophobie… mais toujours avec douceur, et même humour sans jamais sombrer dans la moquerie.

Sous-couvert de légèreté et de simplicité, l’auteur a réussi à aborder des sujets marquants, forts, tout en me surprenant à la fin par un revirement de situation auquel je ne m’attendais absolument pas. J’ai vraiment été très touchée par cette lecture qui, à mes yeux, était parfaite.

En conclusion

Voici une lecture sans prétention qui m’a fait beaucoup de bien. L’écriture de Nicolas Robin est d’une douceur et d’une simplicité bienvenues, ce qui ne l’empêche pas d’aborder des sujets douloureux et marquants avec beaucoup de bienveillance. J’ai été très touchée par le sort de nos quatre héros de l’ordinaire (surtout par Ben), et je peux affirmer avec certitude que je serai au rendez-vous pour les prochains romans de l’auteur.

La Parisienne

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