Les cavaliers passagers
Flora Meaudre

L’envie de lire Les cavaliers passagers m’est venue dès lors que Flora m’a parlé de son roman. Ses paroles, notre discussion, notre accord sur grand nombre de sujets m’a entièrement convaincue que cette lecture me plairait, et je ne m’étais pas trompée. Merci Flora pour cette lecture !

Le résumé

Après une longue relation, Lucie rejoint le « marché du célibat ». A 25 ans, elle se retrouve confrontée aux pressions de son entourage, qui lui rappelle que son horloge biologique tourne, subit la fragilité de la femme dans l’espace de la rue et de la nuit, multiplie les rencontres et intrigue par la contradiction de ses désirs. Car entre engagements et plaisirs passagers, Lucie sait-elle ce qu’elle cherche ? On la suit de saison en saison, de cavalier en cavalier, des soirées parisiennes aux sites qui promettent l’amour, en passant par les tournois de tennis. D’amusement en lassitude, de lassitude en amertume, elle nous confie ses aventures et celles de ses amis comme autant d’observations sur ses étranges contemporains. Tour à tour mordante et poétique, Lucie est le reflet d’une génération qui semble vouloir réinventer ses repères amoureux tout en étant aux prises avec la norme établie.

Mon avis

Ce roman avait d’emblée tout pour me plaire, je savais en le commençant (rien qu’à sa quatrième de couverture) qu’il allait totalement m’embarquer, et je ne m’étais pas trompée.

Après une rupture difficile qui m’a par de nombreux aspects rappelé l’une des miennes, l’héroïne se retrouve célibataire, et va être confrontée à bien des difficultés qui me sont connues : les remarques de la part de l’entourage, le harcèlement de rue (quotidien), les rencontres forcées et biaisées des sites de rencontres, les expériences ratées…
En quelques courts chapitres, la narratrice évoque une réalité qui me touche depuis quelques années, surtout à Paris. Et je m’y suis tant reconnue que je n’ai pu m’empêcher de noter quelques citations par-ci par-là.

Les mots de Flora Meaudre sonnent terriblement justes. Avec une simplicité surprenante, elle évoque des situations que de nombreuses jeunes femmes connaissent.
J’ai aimé le réalisme et surtout la part autobiographique que j’ai trouvée dans ces lignes. Mais jusqu’à quel point le récit a-t-il été vécu par son auteure ? C’est une question à laquelle je n’ai pas encore de réponse !

Si j’avais un seul reproche à lui adresser, ce serait peut-être en effet le manque de lien entre les chapitres. Flora m’a avertie qu’ils s’agissaient de nouvelles à la base qui ont été retravaillées pour en faire un roman, et je trouve que cela se sent. Les chapitres sont très différents et isolés les uns des autres. Cependant, cela ne nuit en rien à la compréhension de l’histoire.

En conclusion

Voilà un roman court qui balaye des sujets bien connus des jeunes femmes (célibataires) d’aujourd’hui. J’ai aimé la variété des situations décrites par l’auteure, derrière lesquelles nous sentons le réalisme de l’expérience. C’est un roman que je vous conseille pour vous sensibiliser à des sujets féministes.

La Parisienne

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