Je suis une fille de l’hiver
Laurie Halse Anderson

Mon amie Hélène m’a offert ce roman pour mon anniversaire, et je l’en remercie beaucoup car il me faisait très envie. D’ailleurs, il n’est pas resté très longtemps dans ma pile à lire, tant l’idée de le découvrir m’obsédait. C’est comme si ce livre m’appelait, comme s’il devait être lu très vite.

Le résumé

Maintenant qu’elles ont 18 ans, elle se sont éloignées l’une de l’autre. Malgré ça, Cassie a appelé Lia 33 fois la nuit de sa mort. Celle-ci n’a jamais répondu. Lia se retrouve seule, hantée par le souvenir de son amie, ravagée par la culpabilité de n’avoir pas pu la sauver, obsédée par son besoin d’être mince, et son combat pour accepter son corps. Le tout se mèle dans un monologue intérieur presque poétique piégé dans une narration étonnamment vive et juste. Dans son roman le plus émouvant depuis Vous parler de ça, Laurie Halse Anderson explore le combat d’une jeune fille, son chemin douloureux vers la guérison, et ses tentatives désespérées pour se raccrocher à ce qui est le plus important : l’espoir. Ce qui nous intéresse finalement n’est pas ce qui lui se passe à la fin mais bien le voyage que nous entreprenons aux côtés de Lia dans sa lente agonie, sa douleur inexplicable et sa tentative de donner un sens à sa vie.

Mon avis

Plusieurs de mes amies ont lu ce roman, qui est par ailleurs extrêmement bien noté sur Livraddict. Pourtant, j’ai eu énormément de mal à accrocher, il m’a fallu beaucoup de temps pour entrer dans l’histoire et… je crois que je n’étais tout simplement pas dans les bonnes conditions pour le découvrir, de sorte que ce récit m’a laissée totalement indifférente.

L’héroïne de ce roman s’appelle Lia, et c’est une menteuse. Elle ment à tous ceux qui l’entourent : ses proches, sa famille, les gens qui l’aiment… Elle se voile même la face, elle-même, persuadée qu’elle est de ne pas être malade alors qu’il est criant qu’elle a besoin d’aide.
J’ai tellement, tellement, tellement eu envie de secouer Lia. Mais que dire à une ado qui traverse une telle épreuve ? Non seulement la perte de sa meilleure amie, mais aussi une période d’anorexie dont elle peine à se sortir.

Je n’ai pas compris Lia. Non pas dans sa maladie, car qui serais-je pour la juger ? Non, je ne l’ai pas comprise dans ses relations aux autres : pourquoi ne dit-elle pas qui elle est à ce jeune garçon qu’elle rencontre, et qui pourrait lui donner des détails sur la mort de Cassie ?
Lia rejette sa famille, sa belle-mère, son père, sa mère plus encore… Il n’y a guère que sa petite soeur qui ne l’insupporte pas, et c’est pourtant la personne à qui elle causera le plus de mal. Mais d’où vient cette maladie, d’où vient tout cela ?

Nous le comprenons à mesure qu’avance l’intrigue : cette douleur, cette maladie est née d’une amitié toxique avec Cassie, faite de rivalité, d’amour et de haine. Une relation qui poussera d’ailleurs Cassie à sa perte. Aucune de ces deux héroïnes ne m’a parue attachante, bien au contraire, je les trouvais détestables chacune à leur façon, et j’avais tellement envie de leur ouvrir les yeux !
Bien loin de me toucher, cette lecture m’a au contraire beaucoup agacée. Et je ne m’attendais pas du tout à ressentir cela avec ce roman, c’est une vraie déception pour moi.

En conclusion

Je suis passée complètement à côté de cette lecture et j’en suis la première déçue, car j’étais persuadée de l’adorer. Malheureusement, je n’ai pas du tout accroché au caractère de l’héroïne ni au suspense entretenu autour de la mort mystérieuse de sa meilleure amie. Je n’ai pas été touchée comme je l’espérais… Une vraie déception pour moi.

La Parisienne

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