Le Nom du Vent
Patrick Rothfuss

Vous l’avez remarqué, depuis l’année dernière, je m’attaque au genre de la fantasy. Si GOT fut une lecture éprouvante, j’ai récemment découvert avec l’Assassin royal que la fantasy pouvait également être simple et plaisante. Cela s’est confirmé avec ma lecture du Nom du Vent.

Le résumé

J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi les pistes au clair de lune que personne n’ose évoquer durant le jour. J’ai conversé avec les dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.
J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.
Mon nom est Kvothe.
Vous avez dû entendre parler de moi.

Un homme prêt à mourir raconte sa propre vie, celle du plus grand magicien de tous les temps. Son enfance, dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d’audace, dans une prestigieuse école de magie où l’attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets…
Découvrez l’extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d’exception… infâme assassin.
Découvrez la vérité qui a créé la légende.

Mon avis

Je ne vous cache pas qu’en commençant ce roman, j’avais de lourdes appréhensions. Se lancer dans une lecture de 800 pages dans un genre qui ne nous est pas habituel, c’est un lourd pari, même pour une grande lectrice. Mes appréhensions ont très vite été détrompées, à mon plus grand plaisir, car cette lecture m’a tout de même accompagnée pendant une semaine.

Je ne regrette pas le moins du monde la longueur de ce récit. Certes, cela a un effet très décourageant sur les lecteurs. Mais en même temps, lorsqu’on entre dans un univers qui nous plaît, difficile de le quitter ! Prenez Harry Potter par exemple : nous serions, je pense, tous d’accord pour obtenir sept nouveaux tomes. Eh bien là, l’effet fut le même : je n’ai pas « senti » ces 800 pages passer et j’étais, pour tout vous dire, démunie de voir la fin arriver si vite ! J’en aurais bien redemandé 800 supplémentaire (heureusement qu’il existe deux autres tomes qui pourront satisfaire mon appétit littéraire).

Le début de ce roman m’a beaucoup rappelé l’Assassin Royal, que j’ai commencé il y a peu de temps : nous allons rencontrer un enfant orphelin qui va devoir prendre ses marques dans un monde d’adulte et qui va progressivement être formé à une certaine forme de magie – ici, le sympathisme et l’arcanisme.
J’avais peur que mon imagination me fasse défaut et me pose problème pour entrer dans le récit. Eh bien pas du tout ! J’ai très vite accroché à l’univers de ce roman et au personnage de Kvothe, qui est certes un brin fanfaron, légèrement trop confiant et qui s’attire beaucoup les problèmes. Mais je l’ai trouvé humain, il a ses propres douleurs à gérer et j’ai compris les décisions qu’il prenait, même si elles s’avéraient parfois stupides.

Mes moments préférés de ce roman se situent évidemment à l’Université. J’ai été fascinée par ce monde, par les amitiés et les rivalités naissantes, par la façon dont Kvothe va tenter de s’en sortir. Ce personnage m’a à la fois brisé le coeur et attiré toute mon empathie. Je n’ai pas pu m’empêcher d’énormément m’attacher à lui, et j’ai déjà hâte de le retrouver pour découvrir les événements qui ont fait de lui cet aubergiste au mode de vie très frugal.

Ce roman est vraiment très bien construit, il laisse peu de temps mort au lecteur. C’est une narration qui s’attarde sur des détails nécessaires tout en allant droit à l’essentiel : il y a à la fois de l’action, un brin de description pour s’immerger dans ce monde, et également des personnages qui accrochent le lecteur. Le seul moment qui m’a un peu lassé, c’est le passage final avec l’énorme lézard : j’avais l’impression que Kvothe délaissait complètement l’Université que j’avais hâte de retrouver. Une parenthèse bien étrange mais dont l’utilité s’expliquera sûrement par la suite !

En conclusion

J’ai vraiment adoré découvrir l’univers du Nom du vent, contre toute attente. J’avais énormément d’appréhensions, mais je sais désormais que le genre de la fantasy me réserve plein de belles surprises qu’il me tarde de découvrir. Et je commencerai évidemment par la suite de cette série prometteuse qui m’a fait passer un excellent moment de lecture. Je vous la recommande chaudement !

La Parisienne

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