Hex
Thomas Olde Heuvelt

Lorsque quelqu’un que je connais partage un coup de coeur pour un roman, souvent, je suis une oreille réceptive. Et lorsque la personne réussit à me convaincre, eh bien… le livre finit dans ma pile à lire. Merci Emily !

Le résumé

Quiconque né en ce lieu est condamné à y rester jusqu’à la mort. Quiconque y vient n’en repart jamais. Bienvenue à Black Spring, charmante petite ville de la Hudson Valley. Du moins en apparence : Black Spring est hantée par une sorcière, dont les yeux et la bouche sont cousus. Aveugle et réduite au silence, elle rôde dans les rues et entre chez les gens comme bon lui semble, restant parfois au chevet des enfants des nuits entières. Les habitants s’y sont tellement habitués qu’il leur arrive d’oublier sa présence. Ou la menace qu’elle représente. En effet, si la vérité échappe de ses murs, la ville tout entière disparaîtra. Pour empêcher la malédiction de se propager, les anciens de Black Spring ont utilisé des techniques de pointe pour isoler les lieux. Frustrés par ce confinement permanent, les adolescents locaux décident de braver les règles strictes qu’on leur impose. Ils vont alors plonger leur ville dans un épouvantable cauchemar…

Mon avis

Ce roman est le premier livre d’horreur que j’ouvre. Je suis de nature assez peureuse, je n’aime pas trop les livres ou les films effrayants car j’en fais souvent des cauchemars. Et je peux vous dire que Hex m’a fait faire un cauchemar assez flippant, dont je me suis réveillée profondément déroutée. Mais même s’il a fait travailler mon subconscient, je n’ai pas vraiment eu peur en étant éveillée.

J’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, mais une fois les cent premières pages passées, je me suis laissée embarquer dans l’ambiance plutôt étrange de Black Spring.

J’avoue avoir été un peu déçue de cette lecture, car je m’attendais à avoir le coeur plus serré d’angoisse qu’il ne l’a été en réalité. Si la sorcière, alias Katherine, est clairement le personnage le plus perturbant de ce roman, je dois avouer que je m’attendais à pire dans l’horreur. A partir du moment où l’on accepte que ceci n’est qu’une fiction, je n’ai pas eu de difficultés à m’endormir. Je crois que je m’attendais à autre chose.

Ce qui m’a le plus déçue dans ce roman, je crois, c’est cette fin que je n’ai pas vraiment appréciée. Certains éléments m’ont plu, d’autres m’ont tout simplement fait lever les yeux au ciel car j’avais du mal à y croire. Je ne suis pas une adepte des scènes très impressionnantes à renfort de visions, de tortures et autres. Je préfère une scène minutieusement décrite qui aura sur moi beaucoup plus d’effet, plutôt que de faire appel à des ressors très impressionnants dans l’image mais qui manquent de précision ou de réalisme. C’est pourquoi j’ai aimé les rebondissements qui bouleversent la psychologie de nos personnages, mais beaucoup moins ce qui se produit après.

Dernière chose qui m’a déplu : ce roman est une version adaptée de la première édition néerlandaise. La fin a été modifiée. Et si l’on souhaite découvrir ce qui arrive aux personnages dans la première édition, une seule solution d’après l’auteur lui-même : lire le néerlandais. Autrement dit, c’est mort pour moi. Je suis assez frustrée et agacée, j’aurais aimé pouvoir dénicher un petit résumé sur wikipédia.

En conclusion

Je n’ai pas réellement ressenti ce que j’espérais avec cette lecture, ce qui fait d’elle une déception, même si j’ai apprécié l’histoire et les rebondissements. C’est un roman particulier qui m’ouvre la porte d’un nouveau genre, vers lequel je me tournerai avec précaution.

La Parisienne

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