La cerise sur le gâteau
Aurélie Valognes

J’ai lu tous les romans d’Aurélie Valognes à ce jour, et son dernier avait été un gros coup de coeur pour moi. Je me suis donc lancée assez confiante dans cette nouvelle lecture. Je remercie les éditions Mazarine pour l’envoi de ce livre.

Le résumé

Brigitte, une jeune retraitée, profite pleinement de sa nouvelle liberté en multipliant les activités. Pourtant, l’harmonie de son quotidien est bientôt troublée par Bernard, son mari, bourreau de travail qui, à 61 ans, vient d’être mis à la retraite contre son gré. A ce sérieux désagrément, s’ajoutent la présence de voisins insupportables et la venue de son envahissante famille.

Mon avis

Je vais être très directe : j’ai détesté ce roman. Il est rare que je sois si dure avec mes lectures, et j’en suis d’avance vraiment désolée. Je ne parle bien évidemment pas de la qualité du travail de l’autrice, je parle tout simplement de mon ressenti vis-à-vis de ce roman, ce qui ne signifie pas encore une fois qu’il ne vous plaira pas. Seulement, moi, je n’ai pas aimé. À tel point que j’ai dû me forcer à le finir, tant j’avais envie de l’abandonner.

La première chose que je n’ai pas aimée dans ce roman, c’est le héros. Bernard est un homme égoïste, inconsciemment machiste, qui délaisse complètement sa femme et sa famille au profit de son travail et de son petit confort. Forcément, lorsqu’il se retrouve mis à la porte et que la retraite pointe le bout de son nez, il perd complètement ses repères et se réinvente une vie.
Sauf que Bernard se prend de passion subite pour l’écologie et fonce droit dans l’extrême. Et, juste, à partir de là, j’ai eu l’impression de me prendre une espèce de leçon de morale pendant 300 pages. Cela aurait pu être drôle, ou à petite dose cela aurait pu avoir un effet de sensibilisation, mais là, j’ai juste l’impression qu’on a profité d’un roman pour me faire avaler des chiffres, des faits, et tout un tas de choses de force.

Soyons clairs : je fais, à mon échelle, des efforts pour l’écologie. Je réduis ma consommation de plastique, je privilégie les produits solides ou en vrac, j’essaie d’investir dans toutes sortes de bocaux ou protections alimentaires pour réduire les déchets. Je le fais à mon rythme, car il n’y a pas de petit geste. Pour autant, je ne suis ni une Bernard, ni l’une de ses voisines qui ne fait attention à rien. L’autrice sombre beaucoup trop vite dans le manichéisme, ne laisse aucune place aux nuances.

Je trouve que ce roman délaisse également beaucoup les sentiments des personnages, et c’est dommage. Oui, on essaie de travailler leur passé, d’expliquer leur comportement. Et si les actions des parents des enfants m’ont paru plutôt cohérentes, j’ai en revanche levé les yeux au ciel un nombre incalculable de fois devant Bernard.
Je crois aussi qu’au bout du cinquième roman, je me suis tout simplement lassée des expressions qui sont la marque de fabrique d’Aurélie Valognes. Si je trouvais cela plutôt original auparavant, là, j’en ai juste assez et j’aimerais qu’elle parvienne à se renouveler.

En conclusion

Après mon énorme coup de coeur pour Au petit bonheur la chance, ce roman est pour moi une immense déception. Je n’ai vraiment pas aimé cette lecture, je ne me suis absolument pas attachée aux personnages, j’ai trouvé le héros antipathique et j’ai eu l’impression de lire une leçon de morale de 300 pages qui m’a simplement gonflée. Je n’y ai tout simplement pas cru.

La Parisienne

De la même autrice :
Mémé dans les orties
En voiture Simone
Minute Papillon
Au petit bonheur la chance

Publicités