Disparaître
Mathieu Menegaux

Mathieu Menegaux est un auteur que je prends plaisir à suivre depuis ses premiers romans, qui avaient été des coups de coeur choc pour moi. Disparaître est son quatrième roman, et je le remercie pour sa confiance.

Le résumé

Une jeune femme met fin à ses jours à Paris, dans le XVIII° arrondissement.
Un homme est retrouvé noyé sur une plage, à Saint-Jean Cap Ferrat, sans que personne soit en mesure de l’identifier : le séjour en mer l’a défiguré, et l’extrémité de chacun de ses doigts a été brûlée. Quel lien unit ces deux affaires ? Qui a pris tant de soin à préserver l’anonymat du noyé, et pour quelles raisons ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme ou une femme à vouloir disparaître ?

Mon avis

Ce que j’aime avec Mathieu Menegaux, c’est lui faire confiance et me lancer à l’aveugle dans ses lectures, sans rien savoir de ce qu’il me réserve, et de me laisser surprendre par ses intrigues prenantes.
Ce roman commence fort, on a l’habitude. L’auteur nous entraîne autour de la résolution de deux enquêtes a priori sans lien, dont l’une est particulièrement intrigante, puisque l’on retrouve un cadavre entièrement épilé, même de la tête, et dont les empreintes digitales ont été volontairement effacées.

Malgré un bon démarrage, le roman s’essouffle un peu. On comprend vite où l’auteur veut en venir, et j’ai été un peu surprise de la facilité de cette intrigue. Sans trop vous en dire, je me contenterai de souligner l’apparente banalité de la résolution de cette double mort, et je m’attendais à autre chose. L’intrigue est relativement simple, et j’espérais plus de mystère, plus de révélations.
La lecture n’est pas très longue, ce qui fait qu’on peut lire ce roman d’une traite. C’est une chose que j’apprécie toujours chez l’auteur, soit dit en passant.

Je ressors un peu déçue de cette lecture qui, bien qu’efficace, manque à mes yeux de l’originalité et du côté très prenant auquel Mathieu Menegaux m’a habituée jusqu’à présent. J’avais déjà moins apprécié son troisième roman, celui-ci est dans la même lignée. Il n’est pas évident, j’en suis consciente, de frapper fort à chaque coup. Mais j’avoue qu’à chaque roman de l’auteur que j’ouvre, je m’attends à recevoir la même claque qu’avec Un fils parfait et Je me suis tue, et pour le moment, ce n’est pas revenu. Attendons donc le prochain…

En conclusion

Mathieu Menegaux est assurément un auteur à suivre. Cette lecture s’éloigne un peu de ses premiers romans choc, avec une intrigue plus facile à appréhender qui ne m’a pas réellement surprise. Je m’attendais à tout autre chose, et je ressors légèrement déçue de ce quatrième roman. Cependant, je poursuivrai malgré tout avec son prochain, car j’aime le rythme des intrigues de l’auteur, et les sujets qu’il aborde.

La Parisienne

Du même auteur :
Je me suis tue
Un fils parfait
Est-ce ainsi que les hommes jugent ?