Frangines
Adèle Bréau

Ce roman m’a d’abord frappée par sa jolie couverture, qui m’attirait irrésistiblement. C’est ce qui fait qu’il n’aura pas traîné dans ma pile à lire, j’avais tant envie de l’ouvrir et de m’y plonger, comme si je savais d’avance que j’allais l’adorer. Ca n’a pas manqué. Merci aux éditions Lattès pour l’envoi.

Le résumé

Mathilde, Violette et Louise sont soeurs. Depuis l’enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence.
Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l’ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard.
Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l’année précédente.
Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus.

Mon avis

Pour moi qui n’ai jamais eu de soeurs, lire un roman qui s’intitule « Frangines », c’est un vrai défi. Pourtant, j’ai beau n’avoir jamais eu de soeur, j’ai profondément aimé ce livre qui m’a fait comprendre ce à quoi pouvait ressembler une fratrie.

Au commencement de ce roman, il y a des femmes. Trois soeurs, leur mère, et la fille de l’une de ces soeurs, qui seront tour à tour narratrices de cette histoire de famille. Il est évident que l’on s’attache et que l’on se reconnaît plus à l’une qu’à l’autre, celle qui a emporté ma préférence aura été Violette, la cadette, celle coincée dans la position du milieu, qui se sent invisible, effacée par la perfection de sa grande soeur et par l’entrain de sa petite soeur. Violette, c’est probablement la plus sensible des trois, c’est celle qui reste dans l’ombre, qui fait face seule à ses démons. Violette, c’est vraiment celle qui m’a le plus touchée.

Pourtant, Mathilde aussi m’a émue, même si j’ai cru que je n’allais pas l’apprécier. Adèle Bréau a réussi le pari de lui donner de la profondeur, et de ne pas rester sur des apparences plutôt lisses. Mathilde est probablement le personnage qui connaît le plus d’aspérités dans ce récit, et j’ai aimé la voir s’ouvrir au fur et à mesure de ma lecture.

J’ai aimé la relation de ces trois soeurs, de Mathilde jusqu’à Louise, qui sont jalouses les unes des autres, qui se battent toutes pour l’amour et l’attention de leur mère, qui s’aiment contre vents et tempêtes, même si elles ne savent pas forcément se le dire ou se le montrer.

L’histoire se savoure et se laisse dévorer rapidement, les pages défilent à mesure que progressent les révélations, et au moment où l’on pensait l’intrigue achevée, Adèle Bréau ajoute des révélations inattendues.
Pour certains, ce roman sombrera dans la surenchère de pathos, chacune de ces femmes ayant à affronter un deuil, un drame, une difficulté. Pourtant, je trouve qu’Adèle Bréau ne retranscrit rien de plus que la vie dans ces pages, et c’est ce que j’ai profondément aimé.

En conclusion

Ce roman, c’est LA pépite parfaite pour accompagner votre été ! Il y flotte un air de vacances qui réchauffe et ensoleille. J’ai profondément aimé cette famille dont les membres sont des personnages complexes, avec leurs failles et leurs qualités indéniables. Chacun à sa façon a su me toucher et je pense qu’il en sera de même pour vous. S’il y a un seul roman à emmener dans votre valise cet été, ne cherchez plus : vous l’avez trouvé !

La Parisienne