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Les filles du Nightingale,
Donna Douglas

Avec les lectures Charleston, vous commencez à connaître la chanson. Voilà des livres que j’ai la chance de découvrir en avant-première sous le format d’épreuves, et que je parcours en simulanée avec les autres copinettes Charleston. Souvent, nos avis divergent, et ce fut notamment le cas ici.

Le résumé

Londres, 1936
Trois jeunes femmes complètement différentes deviennent apprenties infirmières dans un grand hôpital.
Dora a décidé de quitter sa misérable maison bondée de la classe ouvrière pour une meilleure vie, mais également pour échapper à son détestable beau-père. Possède-t-elle ce qu’il faut pour suivre les autres filles mieux éduquées ?
Helen est la plus calme des trois, une jeune femme qui évite toute sorte d’amusement. Dans l’ombre de sa toutepuissante mère, administratrice de l’hôpital et de la vie de sa fille, arrivera-t-elle à trouver sa propre voie ?
Millie, Lady Camilla, est une aristocrate rebelle, dont l’attitude insouciante lui vaudra de se heurter encore et encore à l’infirmière en chef, la terrifiante Sister Hyde. Retournera-t-elle à la vie luxueuse pour laquelle elle est née ou gardera-t-elle courage pour continuer sa carrière ?

Mon avis

Les filles du Nightingale est un roman enrichissant, qui m’a beaucoup appris sur les conditions de vie et de travail des infirmières en Angleterre au début du XXème siècle. L’environnement, les moeurs, la société sont autant de facteurs à prendre en considération, et que nous avons parfois tendance à oublier lorsque l’on pense aujourd’hui à ce métier. Pourtant, à l’époque, il était loin d’être évident d’être une « Soeur »  et de choisir librement sa vocation. Car des libertés… il n’y en avait que trop peu !

Les filles du Nightingale, ce sont donc des infirmières, que l’on appelle des « Soeurs », qui entrent en formation dans l’un des plus prestigieux hôpital d’Angleterre. Plusieurs d’entre elles croisent le chemin du lecteur, mais l’auteur s’attarde davantage sur trois d’entre elles, qui tisseront une amitié surprenante : Dora Doyle, une petite provinciale sans beaucoup de moyens qui s’accroche à sa vocation pour échapper à sa condition misérable, Amelia Benedict, une riche aristocrate qui renonce à sa vie noble pour se salir les mains et entreprendre quelque chose de sa vie, au grand désespoir de sa grand mère, et Helen Treymane, fille de la directrice de l’hôpital qui n’a malheureusement le droit de rien…
Chacune d’entre elles va mener son chemin et expérimentera quelques épreuves de la vie universitaire. Et leurs professeurs ne sont pas là pour leur simplifier la tâche ! J’ai été assez désarçonnée par l’alternance un peu confuse des points de vue. Nous suivons ces jeunes filles tour à tour, et parfois, au sein d’un même chapitre, les voix se mélangent et il est difficile de comprendre où l’auteure souhaite en venir. Je n’ai pas accroché à ce mode de narration plutôt déroutant.

Les protagonistes sont attachantes, et toutes auront un dénouement plutôt prévisible. Si l’idée d’accompagner ces infirmières dans leurs études m’a au départ semblé sympathique, je me suis vite ennuyée de leurs aventures.
De même, j’ai parfois été surprise par les dialogues et les tournures de phrases assez maladroites. J’ai de nombreuses fois levé les yeux au ciel tant j’étais consciente de lire une oeuvre de fiction : qui parlerait comme ça dans la vraie vie ? Même au début du XXème, ça me semblait peu probable. Il manquait un peu de naturel ou de spontanéité qui fait que je n’ai malheureusement pas été embarquée dans l’histoire et que j’en suis restée spectatrice.

En conclusion

Donna Douglas nous brosse à travers Les Filles du Nightingale le portrait d’héroïnes fortes, que j’ai apprécié de découvrir. Malheureusement, j’ai trouvé cette lecture trop longue et je me suis pas mal ennuyée au cours de leurs aventures. Les dialogues et le mode de narration m’ont empêchée de me plonger pleinement dans l’histoire.

3 A ranger dans la biblio

La Parisienne

LC 2016

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