Les Suprêmes,
Edward Kelsey Moore

Voilà bien longtemps que j’ai ce roman dans ma PAL. Je l’avais repéré en librairie bien souvent avant de me décider à l’acheter, je sentais que l’histoire se rapprochait de la Couleur des sentiments, qui fait partie de mes romans préférés. J’avais donc la certitude de l’aimer, mais pour autant, je n’avais pas pris le temps de l’ouvrir. Voilà désormais chose faite !

Le résumé

Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle « les Suprêmes », en hommage au célèbre groupe des années 1970. Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles « quinquas » afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit.

Mon avis

Il règne dans ce roman une ambiance particulière. Dans ce petit village des États-Unis où la communauté noire américaine forme une vraie famille, nous apprenons à connaître et à nous attacher à une multitude de personnages tous très différents et qui portent chacun leurs secrets.
Il m’a été difficile d’entrer dans ce roman, mais une fois les cent premières pages passées, j’étais lancée et prête à découvrir chacune des trois Suprêmes : Clarice, la femme qui ferme les yeux sur l’adultère de son mari depuis des années, Odette, la femme forte née dans un sycomore et qui parle aux fantômes (et celle en laquelle je me suis probablement le plus reconnue), et Barbara Jean, une beauté pourtant alcoolique que la vie n’a pas épargnée. Au fur et à mesure, nous en apprenons davantage sur ces personnages et leur histoire, et il m’a été difficile de les lâcher.

Les événements qui se déroulent sont tour à tour loufoques, drôles, et terriblement touchants. Ce roman, c’est une magnifique ôde à la vie dans tout ce qu’elle a de beau et de moins beau.
Les Suprêmes est un roman qui traverse plusieurs époques, du contexte de très forte ségrégation raciale dans les années 60 jusqu’à aujourd’hui, dans une Amérique plus apaisée mais néanmoins toujours en prise avec les problèmes de racisme. Cependant, vous serez surpris par le contenu de ce livre : car il n’y est pas seulement question de racisme anti-noir, on parle aussi de l’acceptation du « roi des petits Blancs craquants », ce Chick qui est probablement le personnage qui m’a le plus touchée.

J’ai aimé les destins de chacune de ces femmes. Barbara Jean est probablement celle qui a été la plus éprouvée dans sa vie, son destin m’a beaucoup émue. J’ai aussi aimé découvrir les différentes valeurs qu’incarnent les autres personnages qui entourent les Suprêmes : Big Earl et son grand coeur, Minnie et ses dons de voyance, Veronica et sa fille Sharon…
J’ai tout aimé de ce roman, même l’intervention de ces fantômes qui n’a rien de particulièrement fantastique, finalement.

En conclusion

Je sentais dès la couverture que ce roman serait magnifique et bouleversant, et je ne me suis nullement trompée. J’y ai trouvé tout ce que j’attendais. Un roman très touchant sur la vie de trois femmes noires américaines à travers les époques. Une excellente lecture que je n’oublierai pas de si tôt !

Notation 6 Je recommande

La Parisienne

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