Sisters
Michelle Adams

Cette année, j’ai la chance de faire partie des partenaires des éditions Milady et Bragelonne, et j’ai donc la possibilité de recevoir leur programme en avant-première et de sélectionner quelques livres que j’aimerais découvrir. Parmi leur catalogue thriller, j’ai repéré Sisters, un premier roman prometteur. Merci aux éditions Bragelonne pour cette lecture.

Le résumé

Irini n’avait que trois ans lorsqu’elle a été abandonnée par ses parents. Sa sœur, elle, est restée. Ils lui ont préféré cette sœur tyrannique, destructrice et méchante. Vingt ans ont passé. Une nuit, Irini reçoit un coup de téléphone de cette sœur qu’elle n’a pas revue depuis si longtemps. Eleanor lui apprend que leur mère vient de mourir, et la presse de revenir dans la maison familiale, en Ecosse, pour l’enterrement. En acceptant de renouer avec sa famille au-delà de la mort, Irini ne se doutait pas qu’elle réveillerait des fantômes bien plus traumatisants que ceux contre lesquels elle se bat depuis toujours. Elle pensait que ses parents ne voulaient plus d’elle. Et si la vérité était plus horrible encore ?

Mon avis

J’ai toujours aimé les histoires de secrets de famille, et c’est évidemment ce qui m’a fait me tourner vers Sisters lorsque j’ai découvert son résumé. Il ne m’en avait pas fallu davantage pour être intriguée par l’histoire de ces deux soeurs.
Au moment de tourner les premières pages, pourtant, je me suis sentie dans la retenue. J’ai eu l’impression de connaître d’avance ce qui allait se produire, je me suis mise à soupirer pour un mystère un peu trop entretenu (j’aime qu’on me donne des indices et qu’on me tienne en haleine, mais pendant la moitié d’un roman, c’est un peu trop long !), et je ne me suis absolument pas attachée aux personnages.

Il faut donc dire que toute cette histoire partait plutôt mal. J’ai trouvé de nombreuses longueurs au récit, j’ai mis beaucoup de temps à entrer dedans, j’avais du mal à m’y remettre à chaque fois, j’avais envie de me tourner vers une autre lecture… Jusqu’au moment où, enfin, les choses commencent un peu à se délier. 
Il m’a donc fallu dépasser la moitié du roman pour prendre goût à l’histoire et me prêter un peu au jeu. Malgré cela, je pensais toujours voir venir le schéma plus ou moins évident du dénouement. Et non !

Là où l’auteure m’a bien eue, c’est lorsque j’ai compris la machination d’El envers la pauvre petite Rini qui n’y comprend strictement rien à rien. J’aime ces histoires de manipulation, car je suis tellement naïve que je serais bien incapable d’orchestrer un plan aussi machiavélique toute seule. Je suis donc toujours admirative du talent des auteurs à me balader de cette façon.
Mais j’ai réussi à dépasser encore ce stade lorsque j’ai découvert le passé d’El. C’est seulement à partir de ce moment là que j’ai compati avec les personnages, que j’ai saisi le potentiel de cette histoire, et que j’ai vraiment apprécié ce thriller. C’est seulement à ce moment-là que je me suis dit que je n’avais pas passé 400 pages pour rien. Et je peux affirmer, grâce à ce dénouement, que j’ai passé un bon moment de lecture.
Malgré cela, la mise en place aura été très longue, et je crains que le souvenir de ce roman ne s’efface rapidement.

En conclusion

Ce thriller m’aura inspiré de nombreuses émotions contradictoires : de l’envie, de la lassitude, de l’intérêt et finalement une belle surprise pour ce dénouement. Malgré cela, je retiens beaucoup de longueurs et une intrigue au rythme assez bancal. J’en attendais plus, j’ai simplement passé un bon moment, et c’est parfois suffisant.

La Parisienne

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